Beni, 27 avril 2026(ACP).- Plus de vingt cas d’incendie ont été recensés, durant le premier trimestre de l’année 2026 en ville de Beni, au Nord-Kivu (Est de la République démocratique du Congo), selon les statistiques du la coordination urbaine de la protection civile consultées lundi par l’ACP.
« Cette année 2026, depuis le mois de janvier jusque fin mars, nous avons identifié plus de vingt cas d’incendie. Cela constitue déjà un problème au niveau de la communauté parce qu’il y a des partes des biens », a déploré Jean Paul Kapitula, coordonnateur urbain de la Protection civile en ville de Beni.
Selon ce cadre administratif qui déplore également le manque d’un camion anti incendie en ville de Beni, devenue le chef-lieu provisoire de la province, la récurrence de ces sinistres est due généralement à l’imprudence dans les ménages, l’ignorance des textes sur la sécurité incendie, l’installation des maisons par des électriciens sans expériences, le manque de formation de la communauté sur les éléments de lutte contre les incendies.
«Dans notre ville de Beni, il se fait que, de plus en plus, il y a une récurrence élevée des incendies. Malheureusement nous n’avons pas de moyen de réponse aux incendies. Nous nous limitons à la sensibilisation, à la vulgarisation des textes mais nous n’avons pas de capacités de réponses. C’est-à-dire on n’a pas de camion anti incendie moins encore des extincteurs », s’est inquiété le Chef de la Protection civile urbaine de Beni qui a tout de même salué « les efforts fournis par l’autorité provinciale » et ses partenaires.
Notant l’appui de la Monusco qui a construit à la Protection civile de Beni un bureau dans le cadre des projets à impact rapide, Jean Paul Kapitula s’est dit confiant de voir une réponse appropriée être trouvée face aux lacunes d’ordre logistique tel que le manque de camion anti incendie et la formation d’une brigade spécialisée dans la lutte contre ces aléas.
Outre la guerre, la zone de Beni est couramment secouée par des catastrophes tant anthropiques que naturelles, d’où la nécessité d’y développer un plan de contingence qui passe par des exercices de simulation exigeant des moyens suffisants. ACP/C.L.

