Kisangani , 27 avril 2026 ( ACP ).- Un mémorandum a été déposé aux autorités par les habitants du quartier plateau médical dans la commune de Makiso à Kisangani , chef – lieu de la Tshopo , dans le Nord – est de la République démocratique du Congo (RDC) , a constaté l’ACP lundi.
<< (…) Nous recommandons la suspension immédiate de toute opération de démolition , la mise en place d’une commission mixte défense , cadastre , urbanisme , société civile pour la vérification des limites , le dialogue inclusif avec la population , la publication officielle du plan cadastral actualisé pour éviter toute confusion >> , indique le mémorandum lu par Samuel Lifindiki , porte parole occasionnelle de la population du quartier plateau médical.
Le document relève aussi les problèmes suscités par la démolition des habitations , notamment le déplacement forcé de nombreuses familles , la perte des biens immobiliers acquis légalement , le début des conflits sociaux et troubles à l’ordre public , la dégradation de confiance entre la population et les institutions de l’état , le risque du contentieux judiciaire contre l’état.
<< Nous avons reçu ce mémorandum déposé entre les mains du Maire de la ville. Il sera transmis à qui de droit et nous reviendrons vers la population pour lui donner la vraie version de fait . En attendant , nous l’appelons au calme >> , a indiqué Simon Lowawa , bourgmestre de la commune de Makiso.
Il a rappelé que ce mémorandum a été déposé par les jeunes pour dénoncer ce qui s’est passé le week – end dernier. Certains militaires , dit – il , auraient détruit les maisons d’habitation de la population , avant de placer leurs bornes .
<< Nous avons réussi , avec l’aide de la Police Nationale Congolaise , à enlever les barricades érigées et à dégager la voie pour la reprise de la circulation ce lundi >> , a signifié l’autorité communale.
La population victime de ces démolitions a affirmé que l’espace réservé à la force aérienne ainsi que les autres établissements publics est clairement identifié , reconnu et délimité conformément au plan cadastral et aux bornes physiques.
La zone comprise entre la 1ere avenue et la 7 ème avenue ne fait pas partie des emprises publiques.
La portion de terre qui fait l’objet de querelle a été cédé régulièrement par l’état aux particuliers depuis 1990.
ACP/C.L.

