Bunia, 24 décembre 2025 (ACP).- Une légère baisse des prix de certains produits de première nécessité est observée au marché central de Bunia, chef-lieu de l’Ituri (nord-est de la République démocratique du Congo), en cette période précédant les fêtes de la Nativité et du Nouvel An, a constaté mercredi l’ACP lors d’une ronde effectuée dans ce centre de négoce.
« Actuellement, il y a une légère baisse des prix de certains produits de première nécessité au marché, ce qui apporte un soulagement, bien que modéré, aux ménages déjà confrontés à la vie chère », a déclaré Marie Alinda, une vendeuse rencontrée au marché central de Bunia.
A titre illustratif, a-t-elle précisé, « une mesure de dix(10) kg de haricots, communément appelé «bomba», se vend actuellement à 20 000 FC, contre 25 000 FC auparavant. De même, une boîte de mayonnaise est passée de 18 000 FC à 16 000 FC, tandis qu’un bassin de pommes de terre se négocie désormais à 20 000 FC au lieu de 22 000 FC. Un kilogramme d’ail, autrefois vendu à 15 000 FC, est actuellement proposé à 12 000 FC, et celui d’oignon a diminué de 6 000 FC à 4 000 FC. Un box du jus importé se vend à 9 500 FC, contre 10 000 FC il y a peu ».
Madame Marie Alinda a également fait savoir que d’autres produits maintiennent leurs prix initiaux, tels qu’un sac de riz de 25 kg qui est vendu à 21 dollars américains, un bidon d’huile végétale à 32 dollars, et un kilogramme de poisson tilapia frais à 18 000 FC.
Pour Muhindo Musavuli, commerçant au marché central, cette baisse s’explique principalement par l’augmentation de l’offre sur le marché, facilitée par l’amélioration de l’approvisionnement en provenance des pays voisins de l’est de la RDC, notamment l’Ouganda et le Kenya.
Outre l’approvisionnement des produits de première nécessité en provenance des pays voisins, il a indiqué que la relative stabilité du taux de change observée ces dernières semaines a également contribué à cette baisse des prix.
Yvette Birugi, vendeuse de produits vivriers au marché central de Bunia, estime que cette baisse est temporaire.
« Beaucoup de marchandises arrivent en ce moment, surtout les pommes de terre, les oignons et d’autres produits de première nécessité. Quand l’offre est grande, les prix baissent un peu, mais après les fêtes, tout peut encore augmenter », a-t-elle estimé. ACP /UKB

