Ebola à Kisangani : l’hôpital du Cinquantenaire se vide après l’enregistrement d’un deuxième décès

Kisangani, 13 juillet 2026 (ACP).– La majorité des patients de l’Hôpital du Cinquantenaire de Kisangani à la Tshopo dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC) a fui l’établissement par peur de la contamination, après l’enregistrement dimanche d’un deuxième décès dû à la maladie à virus Ebola, a appris l’ACP lundi de source médicale.

« Depuis l’enregistrement du premier cas pris en charge dans cette structure, la quasi-totalité des patients a déserté l’établissement par crainte d’une contamination, mettant en péril son fonctionnement », a déclaré le Dr Falay Sadiki, médecin directeur de l’Hôpital du Cinquantenaire.

Le médecin directeur s’est exprimé lors de la visite du ministre national de la Santé publique des centres de prise en charge des patients souffrant de la maladie à virus Ebola à Kisangani.

Profitant de cette occasion, les responsables de l’Hôpital du Cinquantenaire ont exposé au ministre les difficultés auxquelles ils sont confrontés, notamment le manque d’équipements pour le diagnostic rapide des cas suspects, ainsi que les conséquences financières du départ massif des patients hospitalisés et de la baisse de fréquentation des consultations externes. Selon le médecin directeur dudit hôpital, seuls les parents des nouveau-nés prématurés continuent de fréquenter l’établissement, faute d’alternative.

 Cette désertion prive l’hôpital de l’essentiel de ses recettes et compromet le paiement du personnel. Pour sa part, le Dr Roger Samuel Kamba, patron du secteur de la Santé en République démocratique du Congo, a annoncé l’accélération de la construction de trois centres spécialisés de traitement d’Ebola à Kisangani.

L’objectif est que, dans un délai d’environ trois semaines, l’Hôpital du Cinquantenaire cesse d’accueillir les malades d’Ebola et retrouve sa vocation initiale.Il a ensuite demandé à la direction de l’Hôpital du Cinquantenaire de lui transmettre la liste complète du personnel afin d’examiner les modalités de sa prise en charge par l’État durant cette période exceptionnelle.

Cette mesure pourrait être étendue à d’autres structures sanitaires privées mobilisées dans la riposte contre l’épidémie. Notons que ce décès lié à la maladie à virus Ebola, concernant un patient en provenance de la localité de Nia-Nia, porte à deux le nombre de morts recensés depuis le début de cette épidémie dans la province de la Tshopo.

ACP/Kis/L

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