Une motion d’information dénonçant les abus des sinistrés de Pakadjuma présentée à Kinshasa

Kinshasa, 9 octobre 2026(ACP).- Une motion d’information dénonçant les abus des sinistrés de Pakadjuma, installés aux abords du Centre Neuro-psycho-pathologique (ITM-CNPP), à N’sele, une commune de l’Est de Kinshasa, en République démocratique du Congo(RDC), a été présentée par une députée provinciale, lors d’une plénière ténue vendredi à l’Assemblée provinciale.

« Par cette motion d’information, je sollicite du gouvernement provincial et des autorités compétentes de faire la lumière sur les faits dénoncés par les élèves de l’ITM-CNPP, d’établir clairement la situation des personnes installées aux abords de l’établissement scolaire et de prendre les dispositions nécessaires pour garantir la sécurité et la tranquillité des élèves », a déclaré Sarah Kambuala, députée provinciale, élue de la circonscription électorale de N’sele.

L’élue provinciale a également plaidé pour le renforcement de l’encadrement et de la surveillance autour des établissements scolaires de la commune de N’Sele, ainsi que pour la mise en place d’une réponse durable permettant d’éviter une aggravation des tensions entre les populations riveraines, les personnes déplacées et les élèves.

Dans son intervention, Mme Kambuala a rappelé la mission parlementaire effectuée le 21 avril 2026 dans la commune de N’Sele par une délégation de députés provinciaux conduite par le député Niangi Olivier, accompagnée des experts de l’Assemblée provinciale.

« Cette mission avait notamment porté sur la situation humanitaire et sécuritaire des anciens occupants des sites de Pakadjuma et de Kawele. À cette occasion, la délégation s’était rendue à l’hôpital général de Kinkole, devenu un site de relogement de certaines de ces personnes », a-t-elle rappelé.

« Plusieurs mois après cette mission, les manifestations des élèves de l’ITM-CNPP soulèvent de nouvelles préoccupations concernant les conditions de cohabitation entre les personnes relogées et les populations environnantes, ainsi que la sécurité aux abords des établissements scolaires », a fait savoir Mme Kambuala.

La députée provinciale a toutefois appelé à éviter toute stigmatisation des personnes concernées et toute conclusion hâtive, insistant sur la nécessité d’établir les faits et d’examiner les conséquences de cette situation sur les communautés locales.

« En tant qu’élus provinciaux, nous avons le devoir d’écouter toutes les parties, d’établir les faits et de contribuer à la recherche de solutions responsables et durables », a-t-elle soutenu.

Mme Kambuala a enfin insisté sur la nécessité de prendre en compte les préoccupations des populations riveraines et, particulièrement, la protection des enfants et la préservation d’un environnement propice à l’apprentissage dans les établissements scolaires de la commune de N’Sele.

ACP/Eb/Bib/Nd

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