Kisangani, 2 août 2026 (ACP).- Une mission conjointe des ministères provinciaux de la Santé, de l’Intérieur et de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a été menée samedi dans le territoire de Bafwasende, à l’est de Kisangani, chef-lieu de la Tshopo, dans le nord-est de la République démocratique du Congo, pour renforcer la riposte contre Ebola, a-t-on appris de source sanitaire.
« L’objectif de cette mission est de renforcer la riposte contre la maladie à virus Ebola dans la zone de santé de Bafwasende. Elle vise également à vulgariser les arrêtés du gouverneur de province relatifs aux mesures préventives, notamment l’interdiction de l’entrée des cadavres dans la province de la Tshopo », a déclaré Dr Simon Bokongo, ministre provincial de la Santé publique de la Tshopo.
Au cours d’une réunion locale de sécurité, rn s’adressant à l’administrateur du territoire (AT) et aux responsables des services de sécurité, le ministre provincial de l’Intérieur, Michel Bakay, a présenté Bafwasende, un territoire situé à la frontière entre la Tshopo et l’Ituri, épicentre de l’épidémie d’Ebola, comme une zone stratégique dans la protection de la province.
Il a appelé les services concernés à renforcer leur vigilance et leur collaboration avec les autorités, rappelant que les sept cas enregistrés dans la Tshopo sont tous importés de l’Ituri et que l’arrêté du gouverneur interdisant l’entrée des corps en provenance des zones touchées par Ebola doit être strictement appliqué.
« Les équipes de contrôle doivent veiller au strict respect des mesures sanitaires, notamment la prise de température, le lavage des mains et le contrôle des voyageurs. Nous avons été informés que certaines personnes refusent de se soumettre à ces mesures.
Les services de sécurité sont appelés à faire appliquer l’arrêté du gouverneur dans toute sa rigueur », a-t-il martelé.
De son côté, Dr Simon Bokongo, ministre provincial de la Santé publique, a sensibilisé les participants sur la gravité de la maladie à virus Ebola, rappelant son caractère viral et hautement dangereux, avec une transmission possible par des personnes contaminées.
Il a appelé les services de sécurité affectés au poste frontalier, les autorités locales ainsi que les communautés à renforcer la communication et la vigilance afin d’éviter la propagation de la maladie dans la Tshopo.
Selon lui, une éventuelle propagation d’Ebola dans la province pourrait entraîner de lourdes conséquences humanitaires, économiques, alimentaires et sanitaires, d’où il a invité toutes les couches de la population, notamment les jeunes, les autorités et les communautés, à s’impliquer davantage dans la prévention et la riposte contre cette menace sanitaire.
Les sept cas d’Ebola enregistrés dans la province de la Tshopo, concernant des personnes malades et des corps sans vie, qui sont tous importés de la province de l’Ituri, épicentre de l’épidémie, après avoir franchi la barrière d’Avakubi située dans le territoire de Bafwasende, frontalier avec cette province. ACP/L

