Ebola en RDC : le rôle d’une coordination dans une réponse expliqué à Kinshasa

Kinshasa, 25 septembre 2026 (ACP).- Le rôle d’une coordination dans une réponse de la maladie à virus Ebola, a été expliqué dans une conférence-formation organisée jeudi à Kinshasa, en République démocratique sous le thème : « Maladie à virus Ebola en RDC : renforcer la riposte face à l’émergence de la souche Bundibugyo, améliorer la prévention, le diagnostic précoce et la prise en charge des patients ».

« Lorsque la coordination est défaillante, la réponse ne peut jamais être efficace, et nous avons compris qu’il faut renforcer cette coordination.  La gestion de l’épidémie  commence avant sa survenue ou sa déclaration officielle, c’est ainsi que le règlement sanitaire international a recommandé à ce que les différents pays y compris la RDC, puissent mettre en place une structure de coordination en occurrence du Centre des Opérations d’Urgences de Santé Publique (COUSP) pour tous les pays », a déclaré professeur Christian Ngandu, coordonnateur du COUSP, de l’Institut National de Santé Publique (INSP).

« Nous avons démontré le rôle de l’INSP à travers la détection précoce, la prévention et même la riposte dans le sens de la coordination de cette réponse de la maladie à virus Ebola, comment est situé cette réponse, comment elle fonctionne, comment est-ce que les systèmes sont mis en place avec les ressources humaines qui sont déployées depuis le début jusqu’aujourd’hui et qui contribuent au résultat qui sont présents, les rôles et les attributions de l’INSP à l’endroit des autres directions de programmes pour le contrôle rapide de l’épidémie etc », a-t-il ajouté.

Le professeur Ngandu a fait savoir que  les innovations posées qui ont donné du succès pour cette épidémie ,notamment des ressources humaines déployées le plus tôt possible, la décentralisation dans toutes les provinces, la vaccination qui est une ressource déployée pour cette réponse, pour la  protection des personnels, les contacts à haut risque dans cette réponse, contribuer au contrôle de l’épidémie, mais également toutes les molécules thérapeutiques notamment les antiviraux.

« Au cours de cet  échange, nous avons reçu beaucoup de feedback notamment le besoin de renforcer la surveillance animale surtout pour la faune sauvage et la faune domestique, réfléchir sur la réduction de la période inter-épidémique ou comment éviter la résurgence des épidémies », a-t-il soutenu, évoquant les stratégies de lutte mise en place, et consignées dans le plan de préparation allant du 01 août 2026 au 27 février 2027,à savoir :la communication du risque et l’engagement communautaire; la surveillance des cas confirmés en minimisant les risques; les laboratoires; les centres de traitement érigés au niveau de l’épicentre et des provinces; la prise en charge des cas, les mesures préventives etc.

L’INSP, a-t-il dit, a le rôle de coordination de l’épidémie. C’est l’établissement public en charge de la prévention, de la surveillance, de la préparation de la riposte, tandis que le COUSP est la plateforme et la structure qui coordonnent de façon opérationnelle en appui au système de gestion de l’incident déployé sur terrain.

Cette conférence-formation a été organisée par l’ONG ViCtorious développement initiative, et l’Institut national de santé publique sous le patronage du ministère de la Santé publique, hygiène et prévoyance sociale. ACP/Ma./Mu.

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