Ebola en RDC : l’extension vers des zones fragiles menace la maîtrise de l’épidémie (MSF)

Bunia, 19 septembre 2026 (ACP).- L’extension de la maladie à virus Ebola vers des zones fragiles comme Bambu, dans le territoire de Djugu, en Ituri, dans le Nord-Est de la République démocratique du Congo, constitue un risque majeur pour la maîtrise de l’épidémie a alerté Médecins Sans Frontières (MSF) dans un communiqué de presse consulté samedi par l’ACP.

« Dans la zone de santé de Bambu, les systèmes de santé sont déjà sous forte pression en raison d’un sous-financement chronique, d’un manque de personnel et de faibles capacités de référencement des patients. L’épidémie pousse ces structures fragiles au-delà de leurs limites », a déclaré Anthony Kergosien, coordinateur des urgences de MSF à Bunia, en Ituri cité dans le communiqué.

« Une équipe de réponse rapide est actuellement déployée dans la zone de santé de Bambu pour renforcer la détection précoce des cas et contribuer à la prise en charge des patients », peut-on lire dans ce document.

MSF souligne que cette intervention vise également à renforcer la prévention et le contrôle des infections, le suivi des contacts, la surveillance épidémiologique ainsi que l’engagement communautaire.

La même source estime que la situation reste préoccupante au niveau national, malgré le ralentissement observé dans certaines zones historiques de l’épidémie.

« L’épidémie ne recule pas, elle se déplace : le Sud-Ubangi est devenu la septième province touchée, tandis que le Nord-Kivu représente désormais près de la moitié des nouveaux cas confirmés », a indiqué Anthony Kergosien.

L’organisation appelle à un renforcement du soutien opérationnel des agences des Nations unies, notamment de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), afin d’améliorer les capacités de riposte dans les zones éloignées des principaux centres opérationnels. MSF rappelle que ses équipes de réponse rapide ne peuvent, à elles seules, faire face à l’expansion de l’épidémie et plaide pour une mobilisation plus globale autour de l’ensemble des piliers de la riposte.

Lors de sa dernière mission à Bunia, le directeur général de l’Institut national de recherche biomédicale (INRB), le Dr Jean-Jacques Muyembe, a annoncé à la presse que dix zones de santé de l’Ituri sur les 28 touchées ne notifient plus de cas, preuve éloquente d’une tendance à la baisse de cette épidémie. ACP/MN

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