Bunia, 3 septembre 2026 (ACP).- Le non-respect de la distanciation physique dans les taxis-bus a été dénoncé, jeudi, par les habitants, suscitant de vives inquiétudes à Bunia, capitale provinciale de l’Ituri, dans le Nord-Est de la République démocratique du Congo.
« Nous constatons chaque jour que les taxis-bus transportent plusieurs passagers dans des conditions où la proximité entre les personnes est très grande. Cette situation nous inquiète, surtout pendant cette période où la maladie à virus Ebola sévit dans notre province », a déclaré Germain Maleke responsable d’une boulangerie.
« Dans certains taxis-bus, les passagers sont parfois entassés, avec très peu d’espace entre eux. Nous pensons que les conducteurs devraient éviter la surcharge et veiller à ce que les mesures de prévention soient respectées avant de prendre la route », a indiqué Mme Jeanne Mave rencontrée au parking du marché central.
« Nous ne sommes pas contre le transport en commun, car il constitue un moyen indispensable pour nous déplacer, mais nous demandons que les règles sanitaires soient appliquées. Il est difficile de parler de distanciation physique lorsque les passagers sont assis les uns à côté des autres », a témoigné Jackson Wanican gérant une librairie.
« Les autorités sanitaires doivent intensifier la sensibilisation auprès des conducteurs et des usagers. Beaucoup de personnes connaissent l’existence des mesures de prévention, mais leur application reste insuffisante dans les transports en commun », a-t-il ajouté.
« Nous invitons les autorités à effectuer des contrôles réguliers dans les taxis-bus et à rappeler aux conducteurs leurs responsabilités. La prévention d’Ebola dépend aussi de nos comportements quotidiens et chacun doit prendre conscience de l’importance de respecter les mesures sanitaires », a estimé Cédric Kalala étudiant à l’université Shalom de Bunia.
Le manque de distanciation physique dans les taxis et transports en commun représente un risque majeur de propagation du virus Ebola. ACP/AU

