Kinshasa, ,3 septembre 2026 (ACP).– Un atelier consacré à l’exercice de simulation (Simex) pour préparer la ville-province de Kinshasa à la détection et à la réponse au virus Bundibugyo (BVD) a été ouvert jeudi à Kinshasa, en République démocratique du Congo, en vue d’évaluer les capacités opérationnelles des acteurs de la Division provinciale de la santé (DPS).
« Cette simulation va nous aider à évaluer la capacité des dispositifs de Kinshasa à gérer, sous pression temporelle et informationnelle, une succession d’événements liés à une alerte, depuis la détection initiale jusqu’à une réponse multisectorielle », a déclaré l’administrateur gestionnaire Médard Kabadukuila, représentant le chef de la DPS, empêché.
M. Kabadukuila a souligné que la ville-province de Kinshasa constitue un « point critique » de préparation en raison de sa forte densité démographique et de ses flux aéroportuaires et fluviaux, d’autant plus que le pays fait face à sa 17ème épidémie de maladie à virus Ebola (MVE).
De son côté, le Dr Virgile Kikaya, directeur pays de l’ONG internationale Jhpiego en RDC, a indiqué que son organisation renforce la préparation face aux épidémies à Kinshasa et dans plusieurs provinces de la République démocratique du Congo.
Grâce au soutien financier du gouvernement américain via les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (US CDC), cette intervention vise à rendre les équipes de la DPS capables de déployer une riposte multidisciplinaire en moins de 24 heures face à toute menace sanitaire, notamment la maladie à virus Ebola.
Cet appui, a-t-il ajouté, qui s’étend également aux provinces de la Tshopo, du Maniema, du Haut-Uele et du Bas-Uele, ne serait pas possible sans le soutien de l’US CDC et du Département d’État américain. « Au nom de Jhpiego, je réitère notre engagement ferme à accompagner les autorités nationales dans cette guerre contre la maladie à virus Ebola. »
Evaluer les performances face à des scénarios fictifs
Le Dr José Monzembela, expert à la direction de surveillance épidémiologique du Secrétariat général de la santé, a mis en avant l’importance de tester les capacités des professionnels de la santé avant la survenue de crises réelles.
Selon cet expert, ces exercices permettent aux acteurs de la santé de se confronter à des scénarios fictifs d’épidémies afin d’évaluer leurs performances.
« L’exercice de simulation est une activité très importante dans le cadre de la préparation aux situations d’urgence. Cela permet aux professionnels de santé de s’exercer sur une situation imaginaire, d’identifier les performances ainsi que les gaps, et de formuler des recommandations pour s’améliorer », a expliqué le Dr Monzembela.
L’objectif majeur de cette démarche, a-t-il précisé, est d’éviter toute surprise face à une crise sanitaire soudaine. En corrigeant les failles détectées lors de ces simulations, les équipes médicales seront prêtes à réagir promptement le moment venu.
Selon Maestro Evans, directeur pays de l’US CDC en RDC, ce qui rend cet exercice particulièrement remarquable, c’est qu’il se déroule au cœur d’une réponse active, plutôt qu’en période de planification calme. Il ne s’agit pas d’une préparation théorique, mais d’une préparation en mouvement, nourrie par des défis réels, des données réelles et une urgence réelle. Organisé du jeudi 3 au vendredi 4 septembre par la Division provinciale de la santé de Kinshasa avec l’appui de l’ONG internationale Jhpiego, cet exercice de simulation a pour objectif d’évaluer la capacité du dispositif de Kinshasa à gérer, sous pression temporelle et informationnelle, une succession d’événements liés à une alerte de BVD, depuis la détection initiale jusqu’à la coordination d’une réponse multisectorielle. ACP/Mak./Lus/Kapi(SP)

