Beni, 31 août 2026 (ACP).– Des auditeurs de différentes radios, issus des quatre communes de la ville de Beni, au Nord-Kivu, dans l’Est de la République démocratique du Congo(RDC), se sont engagés à lutter contre les rumeurs sur Ebola, selon un rapport publié à l’issue d’une table ronde, consulté lundi par l’ACP.
« L’objectif était de recueillir la perception des participants sur un certain nombre de rumeurs qui circulent au sein de la communauté concernant la lutte contre la maladie à virus Ebola (MVE), et de collecter leurs avis sur les moyens d’y mettre fin. Au cours des échanges, plusieurs rumeurs ont été identifiées. Celles-ci ne sont pas nouvelles, car elles avaient déjà été répertoriées lors de la séance de renforcement des capacités des journalistes tenue récemment dans la ville de Beni », a-t-on lu dans le document signé par Mervedi Kalmer, point focal de l’activité pour le compte de la sous-section urbaine de Beni de l’Union nationale de la presse du Congo (UNPC).
Des rumeurs ainsi que de fausses informations sur la maladie à virus Ebola ont été identifiées avant d’être déconstruites sur la base des explications fournies par les experts de la Commission de communication des risques et engagement communautaire (CREC), un département de la zone de santé de Beni.
Il s’agit, entre autres, de fausses croyances telles que : « Ebola est un business », « Ebola n’existe pas, c’est une invention des Blancs » ou encore « Aucun militaire n’est atteint d’Ebola ».
À la clôture de cette table ronde organisée par l’Union nationale de la presse du Congo, avec l’appui de l’Asbl Save Communities in Conflicts et de l’Unicef, Monsieur Germain Katusi (CREC) a demandé aux participants d’user de tous les moyens à leur disposition et de leur statut de leaders pour sensibiliser la communauté afin de mettre fin à cette 17ème épidémie d’Ebola.
Il a rappelé les mesures barrières tout en insistant sur la nécessité de laisser les équipes de riposte faire leur travail, particulièrement celles chargées des enterrements dignes et sécurisés (EDS).
Germain Katusi a rappelé que même si Ebola est dangereux, il peut être vaincu grâce aux traitements disponibles au Centre de traitement Ebola (CTE). La seule condition reste la détection précoce des cas pour une prise en charge rapide. « Le CTE n’est pas un mouroir ; c’est un lieu où les droits du patient sont strictement respectés et d’où plusieurs personnes sont sorties guéries », a-t-il ajouté.
« Renforcer la sensibilisation dans les zones à forte résistance », « Faire intervenir les forces de l’ordre en cas de besoin », « S’assurer que les équipes de sensibilisation sont capables de transmettre le bon message », « Multiplier les séances de sensibilisation avec les leaders », et « Renforcer l’éthique des agents qui travaillent dans la riposte », telles sont, parmi tant d’autres, les recommandations formulées par l’assistance, déterminée à transmettre le vrai message sur Ebola et ainsi déconstruire la résistance alimentée par la rumeur et la fausse information au sein de la communauté.
ACP/K S/kms

