Ebola : les enquêtes communautaires aident l’Ituri à répondre aux alertes liées aux décès

Kinshasa, 4 novembre 2026 (ACP).- Les enquêtes communautaires menées dans la zone de santé de Nizi, en Ituri, ont permis de comprendre les résistances des populations et d’adapter les stratégies de riposte, notamment face aux décès communautaires liés à la maladie à virus Ebola, selon l’OMS, dans un communiqué  consulté mercredi par l’ACP 

« Ces enquêtes nous ont permis de comprendre les résistances de la communauté et d’adapter les stratégies. Aujourd’hui, nous arrivons à répondre à toutes les alertes relatives à un décès dans la communauté », a déclaré le Dr Jean-Claude Lonzama, médecin-chef de la zone de santé de Nizi.

Réalisée du 10 au 18 août 2026 avec l’appui de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), cette enquête rapide a concerné quatre aires de santé. Elle visait à identifier les causes sociales et culturelles des réticences des populations face aux interventions sanitaires, notamment le recours aux centres de traitement Ebola et les enterrements dignes et sécurisés.

Les résultats ont révélé plusieurs pratiques favorisant la transmission du virus, notamment l’automédication, le recours aux tradipraticiens, les soins à domicile et la manipulation des corps des personnes décédées lors des cérémonies funéraires.

À la suite de cette évaluation, des séances de sensibilisation ont été organisées avec la participation des chefs locaux, des responsables religieux et des autorités communautaires afin d’encourager les comportements favorables à la prévention de la maladie.

La zone de santé de Nizi, l’une des premières touchées par l’épidémie en Ituri, avait enregistré, en juillet, 827 cas confirmés, dont 488 décès, avec 59 % de décès survenus dans la communauté.

En octobre, elle a rapporté 119 cas confirmés, dont 51 décès communautaires, selon les données présentées dans le reportage de l’OMS.

Les familles sont désormais encouragées à signaler rapidement les décès aux autorités sanitaires, à limiter les contacts avec les dépouilles et à orienter les personnes présentant des symptômes suspects vers les structures de prise en charge.

À travers cette démarche participative, l’OMS entend soutenir des stratégies de communication et de prévention adaptées aux réalités socioculturelles des communautés affectées, afin de contribuer à interrompre la transmission du virus. ACP/IZ

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