Équateur : le faible revenu des taxis-vélos « Toleka » déploré à Mbandaka

Mbandaka, 25 mars 2026 (ACP). – Le faible revenu des taxis-vélos « Toleka » a été déploré mercredi à Mbandaka,  province de l’Équateur, dans le nord-ouest de la République démocratique du Congo, a appris l’ACP d’un exploitant de vélo, lors d’un entretien.

« Le taxi-vélo Toleka est le premier moyen de transport qui a aidé la population de Mbandaka depuis des décennies, mais aujourd’hui nous sommes sur le point d’abandonner ce métier, car il n’est plus rentable à cause de l’abondance des taxis motos. Autrefois, nous faisions des recettes journalières de 20 000 FC à 25 000 FC. Mais actuellement, nous ne totalisons même pas 15 000 FC. Nous déplorons ce faible revenu », a déclaré Jean-Crispin Mola, exploitant des taxis-vélos à Mbandaka.

Et d’ajouter : « J’exerce ce métier depuis plus de 15 ans et j’y reste fidèle, car plusieurs de mes collègues ont changé de profession pour s’engager dans le taxi-moto. L’avènement des motos ne devrait pas faire disparaître le transport à vélo ; chaque moyen de transport a un rôle à jouer. Nous faisons des courses à 500 FC, voire même 300 FC pour les faibles distances dans le souci d’aider la population. »

M. Jean-Crispin Mola a, en outre, révélé : « Je garde de bons souvenirs de ce métier, et je prends en charge mes enfants et mon épouse. Si nous ne faisons rien pour encourager les exploitants des taxis-vélos appelés « tolekistes », le transport à vélo Toleka disparaîtra dans les jours à venir. »

Rappelons qu’actuellement sur les grandes artères de la ville de Mbandaka, les taxis-vélos « Toleka » sont de moins en moins fréquents. Même dans les territoires, les taxis-motos commencent à gagner du terrain parmi les moyens de transport terrestre, apprend-t-on.

ACP/UKB

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