Mbandaka: la culture du sorgho, une céréale rare expliquée aux élèves d’un lycée

Mbandaka, 25 mars 2026(ACP).- La culture du sorgho a été expliquée aux élèves du Lycée Nsange’andotsi, mercredi, à Mbandaka, province de l’Équateur, dans le nord-ouest de la République démocratique du Congo, a constaté l’ACP. 

« Le Lycée Nsag’ea ndotsi est devenu une école verte avec un espace réservé pour la pratique agricole, occupé par la culture maraîchère et potagère. Nous avons expliqué et pratiqué la culture de sorgho à l’école grâce au missionnaire chargé du développement au sein de la 10 ème communauté des disciples du Christ au Congo (10-CDCC), qui nous a apportés les graines de cette céréale en provenance de la ville de Mbuji-Mayi, au Kassaï, alors qu’ici à Mbandaka la culture de sorgho  se fait rare», a expliqué le professeur André Elanga, chargé de la pratique et encadreur des élèves de l’option nutritionnelle. 

Il a souligné  que « Le sorgho est un genre de plantes herbacées de la famille graminée qui comprend une vingtaine d’espèces des régions tempérées et chaudes. Plusieurs d’entre elles sont cultivées comme plantes fourragères ou comme céréales. Elles se caractérisent par des tiges cylindriques, ces feuilles sont alternes avec des nervures parallèles». 

Selon André Elanga, la culture de sorgho se fait comme celle des maïs. 

« Dans la technique de semer, on fait deux fois le sarclage suivi d’un paillage régulier. Dans un poquet, on peut mettre cinq à six graines et après la germination des graines, on fait la séparation  de petites plantes  pour éviter l’encombrement tout en laissant une à deux plantules  par poquet et le reste pour le garnissage là où le sorgho n’est pas germé. L’écartement de poquet se fait de 75 cm sur les lignes  et de 60 cm entre les poquets ou les plantes. Son cycle végétatif est de trois mois et la récolte deux à trois fois selon la qualité du sol », a expliqué le formateur.

Il est reconnu que Le mélange de la farine de sorgho avec  la farine de soya et de maïs appelée communément masoso est très nutritif.  Le masoso est consommé sous forme de pâte alimentaire pour améliorer la nutrition des enfants mal nourris et aussi utile pour adultes, car c’est un aliment qui donne de l’énergie et de la protéine pour la construction du corps. 

ACP/UKB

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