Haut-Katanga: « le diabète gestationnel à l’Est de la RDC » abordé dans une thèse d’agrégation

Lubumbashi, 19 mars 2026(ACP).- «Le diabète gestationnel en milieux aux ressources limitées à l’Est de la RDC : prévalence, évaluation des biomarqueurs et déterminants géographiques», a été abordé dans une thèse d’agrégation, à la faculté de médecine de l’Université de Lubumbashi (UNILU), dans la province du Haut-Katanga (sud-est de la République démocratique du Congo ), a appris jeudi l’ACP de source universitaire.

‎«L’évaluation des biomarqueurs, comme le cortisol, a révélé une incapacité prédictive de 62,8%, causant une complication de l’interprétation par l’absence de comparaison avec la méthode de référence et l’hyperglycémie provoquée orale», a déclaré l’impétrant Rogatien Mwandjalulu Kisindja, chef des travaux à l’université catholique la Sapientia de Goma.

‎Selon lui, 392 femmes au terme de 24 à 28 semaines d’aménorrhée ont été étudiées, entre avril 2019 et février 2021, précisant que sur le plan quantitatif, la prévalence globale du diabète gestationnel dans les sites étudiés était de 21,2% avec des taux plus élevés à Rutshuru 27,2% et à Goma 26,9%.

‎«Le diabète gestationnel touche une gestante sur cinq, dans les milieux étudiés et le dépistage par la glycémie à jeun reste la méthode la plus accessible et acceptable dans les environnements à ressources limitées», a-t-il ajouté.

‎L’auteur de cette thèse de 140 pages démontre que le diabète gestationnel est un problème de santé publique sous exploré dans la partie Est de la RDC sur fond de la pression atmosphérique(>82%) déterminée par l’altitude(< 1700 m) et la température locale(19°C) qui est un critère d’étude de différenciation des prévalences, et que les villes de Goma, Idjwi, Ngungu et Rutshuru ont été les milieux de prédilection de cette étude, a-t-il conclu.

‎‎ACP/JF

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