Haut-Uele : un laboratoire permanent de diagnostic d’Ebola installé aux Cliniques universitaires

Isiro, 27 juillet 2026 (ACP).– Un laboratoire permanent de diagnostic de la maladie à virus Ebola, est opérationnel aux Cliniques universitaires de l’Uele, à Isiro, dans le nord-Est de la République démocratique du Congo afin d’assurer les analyses rapide des échantillons provenant de toutes les zones de santé a-t-on appris lundi de source sanitaire.

« Le gouvernement provincial, à travers la division provinciale de la santé, a doté notre institution d’un laboratoire permanent de diagnostic. Celui-ci fonctionne à plein temps. Désormais, il n’est plus nécessaire d’expédier les échantillons à Kinshasa et d’attendre plusieurs jours pour obtenir les résultats. Lorsqu’un cas suspect est signalé, le diagnostic peut être établi en quelques heures, ce qui permet de rassurer rapidement les patients et de faciliter leur prise en charge lorsqu’un cas est confirmé », a déclaré Dr Nassuru Bala, médecin directeur des cliniques universitaires de l’Uele.

Le responsable de cet établissement médical a regretté que de nombreux habitants continuent de minimiser la gravité de l’épidémie avant d’annoncer l’installation des dispositifs de lavage des mains dans différent endroits de cet établissement.

« Nous constatons que la population ne comprend toujours pas que cette maladie existe réellement et qu’elle circule déjà dans notre province. C’est pourquoi nous avons renforcé les mesures de prévention au sein de notre établissement. Des dispositifs de lavage des mains sont installés à plusieurs endroits et un poste de triage est en cours de construction. Toute personne souhaitant accéder aux bâtiments de l’hôpital sera soumise au contrôle sanitaire avant son admission », a-t-il ajouté.

Le médecin directeur a rassuré que si un cas suspect n’est détecté, il sera immédiatement orienté vers les services compétents pour des investigations approfondies, afin de protéger le personnel soignant ainsi que les autres patients.

Le Dr Nassuru a toutefois indiqué que le circuit standard de prise en charge des cas suspects n’est pas encore totalement opérationnel, notamment en raison des difficultés rencontrées pour convaincre certains malades de se rendre dans les centres de traitement.

« Les moyens mis à notre disposition n’ont pas évolué au même rythme que l’épidémie. Malgré ces contraintes, nous estimons disposer aujourd’hui d’environ 70 % des ressources nécessaires et notre personnel est pleinement mobilisé pour assurer la prise en charge des patients », a-t-il indiqué.

 Le médecin directeur a, par ailleurs, appelé les professionnels des médias à intensifier les actions de sensibilisation afin d’amener la population à respecter les mesures de prévention et il a notamment dénoncé les cas où certaines familles récupèrent les corps des personnes décédées d’Ebola au lieu de les confier aux équipes spécialisées chargées des enterrements dignes et sécurisés (EDS), ce qui augmente des risques de propagation. ACP/

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