Bunia,15 Août 2026(ACP).-Un député national de la province de l’Ituri Nord-est de la République Démocratique du Congo a appelé à une mobilisation générale le 15 septembre 2026 au palais du Peuple à Kinshasa, pour porter la volonté populaire d’une évolution de l’architecture constitutionnelle et tourner la page des « rigidités » de la Constitution du 18 février 2006 lors d’un entretien samedi avec l’ACP.
« Nous appelons l’ensemble des forces politiques partis et regroupements membres de l’Union sacrée de la Nation ainsi que les organisations de la société civile, à une grande mobilisation générale le 15 septembre 2026 dans l’enceinte du Palais du Peuple », a déclaré Paul Babangu.
Pour ce réélu de la circonscription électorale du territoire d’Irumu, ce rassemblement doit permettre au peuple congolais de manifester son attachement à la souveraineté nationale et de prendre part aux débats portant sur l’avenir institutionnel de la République démocratique du Congo.
Dans la foulée Paul Babangu a salué l’esprit républicain du peuple congolais et son respect des institutions, tout en félicitant le Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo pour son engagement en faveur de l’indépendance de la justice et du respect du rôle du parlement.
Le député national a appelé toutefois à la vigilance face à ce qu’il qualifie de « velléités de manipulation de la justice destinées à assouvir des intérêts partisans », dans un contexte marqué notamment par les réserves formulées par la Cour constitutionnelle sur la proposition de loi relative aux conditions d’organisation du référendum.
Le débat constitutionnel doit rester au Parlement
En outre Paul Babangu a invité les députés et sénateurs de l’opposition à privilégier le débat parlementaire et à exercer pleinement leur mandat au sein des institutions.
« C’est au sein de l’hémicycle que doit s’exprimer la contradiction démocratique », soutient-il, estimant que les élus doivent légiférer et débattre au parlement plutôt que de substituer le travail parlementaire par des manifestations de rue.
Il a insisté sur le fait que les divergences politiques doivent trouver leur expression dans les deux chambres du parlement, où les représentants du peuple disposent des prérogatives nécessaires pour participer aux décisions engageant l’avenir du pays.
Le 15 septembre, une mobilisation pour l’avenir institutionnel
Paul Babangu a soutenu que son appel concerne également les partis et regroupements membres de l’Union Sacrée de la Nation ainsi que les organisations de la société civile, appelés à rejoindre les élus au palais du peuple.
Il a émis le vœu de voir cette mobilisation puisse démontrer aux yeux de la nation et de la communauté internationale, la détermination du peuple congolais à « se réapproprier son destin » et à participer aux grandes orientations institutionnelles du pays.
Paul Babangu a présenté ainsi le rendez-vous du 15 septembre comme une étape de mobilisation autour d’une réflexion sur l’évolution de l’architecture constitutionnelle et sur la nécessité de tourner définitivement la page des rigidités de la Constitution du 18 février 2006.
ACP/MIRUGI Nestor

