Bunia, 13 janvier 2026 (ACP).– Plusieurs suspects arrêtés dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat d’un journaliste de la télévision nationale, dont des militaires, ont été présentés mardi au gouverneur de la province de l’ Ituri, dans le nord- est de la République démocratique du Congo, par le commissaire provincial, lors d’une cérémonie.
« Il y a quelques semaines, la ville a été secouée par la mort d’un journaliste et les journalistes sont montés au créneau. L’enquête a conduit à l’arrestation de quatre suspects avant de remonter jusqu’à une dizaine de persones », a déclaré Séguin Ngoy Sengelwa, commissaire provincial de la police.
« Ce sont les quatre premiers cités qui sont les auteurs du meurtre du journaliste », a-t-il ajouté, signalant qu’un quatrième suspect a été arrêté à 35 kilomètres et est en cours de transfert.
Ces militaires, du bataillon Héclon, « étaient censés évoluer vers Nyamamba mais se sont retrouvés de manière irrégulière à Bunia », a encore précisé le commissaire provincial de la police.
Cette dernière a aussi démantelé un réseau de vols de motos. Le commissaire Ngoy a fait savoir que lorsque l’acte est posé, tout est fait pour arrêter les criminels, indiquant que les suspects du meurtre avaient été interpellés 48 heures après les faits.
Pour sa part, le lieutenant général Johnny Luboya N’Kashama a replacé ces arrestations dans le contexte de la croissance rapide de Bunia.
« Bunia est devenue une grande ville. Le développement s’accompagne aussi d’une évolution du banditisme », a-t-il soutenu.
Le gouverneur Luboya a insisté sur l’engagement des autorités pour sécuriser la ville.
Il a également épinglé un problème majeur lié à la sécurité : l’enrôlement des mineurs dans la milice CRP par Thomas Lubanga, malgré sa condamnation par la Cour pénale internationale (CPI). Il a attiré son attention sur ce dossier et précisé que tous les mécanismes sont mis en œuvre pour son arrestation.
Enfin, le gouverneur militaire a lancé un appel à la réconciliation : « Réconciliez-vous, pardonnez-vous et allons de l’avant ». « Nous sommes des fonctionnaires de l’État, nous pouvons partir demain, mais l’Ituri doit rester », a-t-il conclu, exhortant les habitants à donner la paix à eux-mêmes et à la province.
ACP/C.L.

