Bunia, 11 août 2026 (ACP).– La traçabilité des chaînes de transmission constitue un outil majeur pour apprécier le niveau de contrôle de la maladie à virus Ebola en Ituri, dans le Nord-Est de la République démocratique du Congo(RDC), a indiqué mardi la présidente du pilier surveillance épidémiologique au niveau national, au cours d’un point de presse.
« La surveillance permet aussi d’établir la chaîne de transmission épidémiologique. Pour nous, c’est très important pour savoir d’où vient la maladie, chez qui elle est allée et vers quelle personne elle s’est dirigée », a déclaré la Dre Gisèle Mbuyi.
Ce médecin a précisé que la connaissance de ces chaînes permet aux équipes de riposte de comprendre comment le virus circule au sein des communautés et d’orienter les interventions vers les personnes exposées.
Elle a cependant relevé que l’existence de cas ne pouvant être reliés à d’autres constitue un signal préoccupant. Cela peut en effet traduire la poursuite d’une transmission dont l’origine et les ramifications ne sont pas clairement établies.
« Quand la surveillance fait face à des cas qu’on ne peut pas relier à un autre cas, cela veut dire que le virus circule, mais que nous n’avons pas un arbre de transmission clair », a-t-elle souligné.
Pour la Dre Mbuyi, la traçabilité des contacts et la reconstitution des chaînes de transmission restent ainsi indispensables pour identifier les foyers de circulation du virus et contribuer à l’interruption de la transmission.
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