Bunia, 14 janvier 2026 (ACP).- Les techniques de production de plantules qui vont servir à la longue à la restauration des écosystèmes dégradés à Bunia et ses périphéries en province de l’Ituri (Nord-est de la République Démocratique du Congo) a fait l’objet d’une formation organisée par la Caritas du diocèse de Bunia à l’intention des élèves, responsables des écoles, sites périphériques et les membres des comités de parents, a constaté mercredi l’ACP.
« A travers cette formation, nous voudrions juste impliquer les élèves des écoles primaires, ainsi que leurs enseignants et les autorités locales de la place dans le système de protection de l’environnement« , a expliqué le chef de bureau reboisement et horticulture à la coordination provinciale de l’environnement, Faustin Schombe Ngalori
A lui de renchérir : « Nous avons d’abord tenu une formation qui a donné comment on va produire les plantules, et ensuite comment on va protéger ces plantules aussi, et même aussi comment la protection des écosystèmes qui sont dégradés dans la ville de Bunia« .
Faustin Schombe qui est l’un de formateurs a laissé entendre les participants ont édifiés sur plusieurs notions en rapport avec le secteur de l’environnement.
« Nous avons donné la notion sur l’environnement, la notion sur le développement durable, le réchauffement climatique, pour que les élèves qui grandissent maintenant puissent avoir une idée sur ce que c’est l’environnement. Parce que les gens qui parlent de l’environnement ne connaissent pas ce qu’est l’environnement. Alors, nous avons profité de cette formation pour faire voir aux enfants ce que c’est l’environnement, l’importance de protéger cet environnement-là, mais aussi le développement durable« .
Parce que, a-t-il insisté, « tout ce que nous faisons aujourd’hui doit être pour aussi la génération future. Il faudrait leur montrer ça, et il faudrait aussi voir d’où provient le réchauffement climatique. Quelle est la conséquence du réchauffement climatique, ici sur place, mais aussi dans notre province et pourquoi pas dans le monde?« .
L’appropriation de la protection de l’environnement
Par ailleurs M. Schombe a mis en exergue plusieurs objectifs de cette activité pour une réelle appropriation de la protection de l’environnement par les élèves en particulier dès le bas âge.
« À travers cette activité, la première chose que nous visons, c’est de protéger d’abord les écosystèmes.
Il faudrait que les élèves d’abord puissent comprendre qu’on ne peut pas couper les arbres n’importe comment. Ça, c’est une chose.
On ne peut pas jeter des déchets n’importe comment, parce que ça détruit le sol. Ça, c’est une deuxième chose. Mais aussi, ils doivent s’impliquer pour la protection et la restauration de l’environnement et de l’écosystème« , a-t-il émis le vœu.
M. Schombe a également signifié que pour faciliter la compréhension aux élèves de l’école primaire sur l’environnement et l’importance de sa protection la formation était bilingue [Français et swahili] avec des exemples concrets et participatifs.
Implantation de pépinières dans sept sites
En outre, Schombe a laissé entendre qu’en plus de la formation théorique le projet prévoit l’implantation de pépinières dans cinq(5) sites à savoir ; Mudzipela[Bunia], Rwankole[Bunia], Miala, Muhito, Katirogo.
« Nous allons mettre en place de pépinières composées de 4 espèces.
Il y a le terminal Asiperba pour le bois de protection. Nous avons l’écordia abyssinica pour la protection aussi.
Nous avons aussi les écaltus, qui sont les besoins locaux, ici. Ça aussi, c’est pour donner de l’arbre qu’ils vont utiliser prochainement dans la vente et consorts« , a-t-il dit.
ACP/C.L.

