Bunia, 15 septembre 2025(ACP).- La restauration de l’autorité de l’État sur le lac Albert, en Ituri ( Nord-est de la République démocratique du Congo), a été proposée lundi par un responsable d’une Organisation de la société civile, comme une solution majeure pour lutter contre la pêche illicite, lors d’une interview à l’ACP.
« Nous proposons la restauration de l’autorité de l’État sur le lac Albert qui traverse trois(3) territoires pour lutter efficacement contre la pêche illicite [Utilisation de filets prohibés]. C’est la première mesure. Nous avons des groupes armés qui utilisent les filets prohibés, nous avons Codeco dans la partie Djugu, nous avons Zaïre dans la partie Djugu Sud nous avons aussi le FRPI dans la partie sud », a indiqué John Lufukaribu Toly, directeur provincial de l’Ong Forum pour le Développement Durable (FORED).
En plus de la restauration de l’autorité de l’État, il a recommandé parmi les mesures concrètes de lutte contre ce fléau qui décime les ressources halieutiques, le renforcement de mécanismes de la bonne gouvernance au niveau de tous les secteurs.
Par ailleurs, John Lufukaribu a mis en exergue plusieurs conséquences liées à la pêche illicite sur le lac Albert.
« Parmi les conséquences de cette pêche illicite sur le lac Albert, il y a d’abord diminution de produits halieutiques avec le cas concret. Le lac Albert a été réputé de sa production halieutique mais aujourd’hui c’est le contraire. De 54 espèces de poissons, on a enregistré en 2024 quatorze(14) espèces qui sont d’ailleurs rares, soit 40 espèces de poissons perdues dans le lac Albert, partie congolaise suite aux pêches illicites », a-t-il précisé.
La rareté de poissons sur le lac a provoqué, a-t-il fait savoir, d’autres conséquences parmi lesquelles les cas de malnutrition, le chômage, l’importation de poissons de l’Ouganda, la pauvreté ajoutant que « plus on détruit l’écosystème plus, ça ne produit pas plus on devient de chômeurs plus on devient de pauvres ».
À la population riveraine du lac Albert John Lufukaribu, leur a demandé de jouer le rôle protecteur et non de destructeurs comme actuellement en se désolidarisant du fameux « réseau » de personnes qui participent à la pêche illicite sur le lac Albert. ACP/JF

