Ituri: trois décès sur 299 cas de morsures de chiens notifiés depuis janvier 2025 (Médecin de la DPS)

Bunia, 25 Octobre 2025(ACP).- Deux cent nonante-neuf (299) cas de morsures de chiens ont été notifiés depuis le début de l’année 2025, parmi lesquels trois(3) décès, en Ituri (nord-est de la République démocratique du Congo), a révélé un médecin de la Division provinciale de la santé(DPS), lors de la journée scientifique sur la zoonose (maladie transmissible de l’homme à l’homme et vice-versa), a constaté vendredi l’ACP.

« Nous avons au total, depuis le début de l’année, notifié 296 cas de morsures de chiens parmi lesquels il y a eu trois(3) décès. La dernière semaine passée on a notifié trois(3) cas de morsures de chiens », a indiqué le Dr. Nicolas Bungamuzi, dans son mot, au nom de la DPS, lors de cette activité en marge de la journée mondiale de la rage célébrée le 28 septembre de chaque année.

Par rapport à cette situation, a-t-il laissé entendre, « plusieurs actions prioritaires ont été menées avec notre partenaire Malteser, qui a eu à vacciner 10 900 chiens au niveau du territoire de Mahagi sur 14 000 chiens qui ont été ciblés, soit une couverture de 78% que nous avons estimée être faible. On avait sollicité à Malteser s’il pouvait étendre cette vaccination de chiens dans le territoire d’Aru ».

Le Dr. Nicolas Bungamuzi a fait savoir que la DPS et la division provinciale de pêche et élevage à travers ses vétérinaires ont eu à travailler pour élaborer le plan spécifique de la rage qui reprend toutes les activités de lutte contre cette maladie devenue un problème de santé publique en Ituri.

Pour sa part,  le vétérinaire à la division provinciale de pêche et élevage, le  Dr. Olivier Lumago, a indiqué que les personnes vulnérables (personnes de troisième âge, les personnes vivant avec handicap et les enfants) sont les plus exposées à la rage du fait qu’ils ne sont pas en mesure de se défendre au cas où le chien ou un autre animal enragé s’approcherait d’eux, ajoutant que « 95% de cas de rage nous viennent de chiens et 5% de réservoir naturel à travers les renards, les chacals et les chauve-souris ».

De son côté, la présidente du conseil d’administration de l’Ong Action pour la protection de la santé humaine, animale et végétale(APROSHAV), Madame Anastasie Sika, a expliqué que l’organisation de cette activité, par sa structure, découle du constant amère sur la méconnaissance de la rage par la majorité de congolais pourtant, a-t-elle insisté, c’est une maladie qui continue à décimer plusieurs compatriotes.

Elle justifie le choix porté sur la rage parmi d’autres zoonoses par le fait que « La rage, c’est une zoonose qui est plus proche de la communauté, dans le sens où cette maladie est transmissible par les animaux de compagnie, notamment les chiens, les chats et les singes. Ce sont des animaux qui sont plus proches de la population ».

L’engagement du gouvernement provincial 

Le conseiller de l’autorité provinciale en charge de pêche et élevage, Milton Lonu Lonema, a pris, à son tour, l’engagement solennel de transmettre au gouverneur militaire toutes les recommandations issues de cette journée scientifique, notamment l’intensification de campagnes de vaccination contre la rage, l’implication de la population dans la lutte contre la rage, la prise en charge gratuite de personnes victimes de morsure de chiens ou autres animaux domestiques.

Bien avant, dans son mot de bienvenue, le recteur de l’Université de Bunia(UNIBU), le professeur Jean-Faustin Simba Akokola, s’est félicité du choix porté sur son alma mater qui organise la faculté de Médecine vétérinaire pour l’organisation de cette communication scientifique, émettant le vœu de voir la même activité être reprogrammée pour une participation encore plus nombreuse de ses étudiants compte tenu de la pertinence de la matière.

Cette journée scientifique a été couronnée par la vaccination gratuite et symbolique de cent(100) chiens contre la rage grâce à l’appui financier de l’Ong sous examen.

ACP/UKB 

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