Nsumbula, 30 avril 2026 (ACP).-Au total, trois bacs ont été sollicités par la société civile de la bande frontalière sur trois rivières Tshipumbu- Lumbembe-Nsumbula, au sud de la province du Kasaï, au centre de la République Démocratique du Congo, a fait savoir mercredi, un activiste de droits de l’homme dans un entretien accordé à l’ACP.
«Aujourd’hui, le constat est brutal. Pour atteindre Nsumbula depuis Tshikapa, les véhicules sont obligés de faire un détour par Kamako puis par l’Angola, avant de revenir en RDC. Un trajet long, coûteux et risqué qui fait flamber les prix des denrées de première nécessité. Depuis que toutes ces trois infrastructures fluviales, sont tombées, la vie est devenue difficile notamment », a précisé Evariste Kujimiji président de la société civile de Nsumbula
« Un sac de ciment qui coûtait 25.000 FC en vaut 45.000 aujourd’hui, bref, le transport a tué notre économie. Au-delà du commerce, c’est l’accès aux soins, à l’éducation et à la famille qui est compromis. Les bacs de Tshipumbu et Lumbembe n’étaient pas de simples moyens de transport. C’étaient des artères vitales pour la survie et le développement de tout l’Entre Kasaï-Luangatshimu, » a-t-il ajouté.
Selon lui, depuis 5 ans ces trois bacs en panne n’ont jamais été réhabilités jusqu’à ce jour. Une mise en œuvre de la réhabilitation de ces infrastructures fluviales est sollicitée en vu d’améliorer le vécu quotidien des usagers qui disent-ils, assuraient la liaison vitale entre Tshikapa, Kamonia, Kamako, Kabungu et Nsumbula, a-t-il conclu.
ACP/C.L.

