Kisangani, 9 mai 2026 (ACP).- La structure BOMOKO a appelé samedi au civisme et à la protection du mémorial des victimes de la guerre des six jours à Kisangani, dans la province de la Tshopo, au nord-est de la République démocratique du Congo, après les actes de vandalisme enregistrés le 24 avril dernier sur ce site historique situé dans la commune Makiso, a appris l’ACP dans une déclaration.
« J’en appelle aux jeunes du quartier Cabine et du Plateau médical au patriotisme et à la préservation de ce lieu de mémoire où reposent nos frères, nos sœurs, nos papas et nos mamans. Ce lieu est un symbole de fierté pour nous, parce que c’est une première en Afrique centrale », a déclaré le coordonnateur de BOMOKO, Deba Lolia, dans une déclaration de dénonciation faite sur le site du mémorial.
Et d’ajouter : « même si l’on est en colère, on ne peut jamais profaner un cimetière. Ici reposent les ossements de nos familles. »
Selon lui, ces actes seraient le fait d’une génération n’ayant pas connu les atrocités de la guerre des six jours survenues il y a 26 ans à Kisangani.
Le secrétaire rapporteur du Fonds de solidarité des victimes des guerres de six jours, Lutula Philemon, s’est dit quant à lui choqué par l’ampleur des dégâts causés au mémorial, appelant les autorités à renforcer la sécurité autour du site.
Présent à cette activité, le président du Conseil communal de la jeunesse de Makiso et responsable de Cabine Debout, Jean Lucien Lyiamba, a présenté les excuses de la jeunesse après ces actes de vandalisme, rassurant de l’implication des jeunes du quartier dans la protection de cet édifice mémoriel.
De son côté, le chef de chantier du mémorial, Ir Élie Kamate Mbakaniaki, a fait état d’importants dégâts matériels, notamment la destruction de plusieurs tombes, des projecteurs endommagés ainsi que le pillage d’entrepôts contenant du ciment, des ordinateurs et des lampadaires.
Les structures de la société civile et les responsables du mémorial ont enfin appelé la population boyomaise à protéger ce patrimoine historique et à préserver la mémoire des victimes de la guerre des six jours.
ACP/C.L.

