Kisangani : une fondation contribue à l’alimentation des détenus de la prison centrale

Kisangani, 12 septembre 2026 (ACP).- Plus de 700 kilogrammes de farine de maïs ont été remis, samedi, aux détenus de la prison centrale de Kisangani, dans la province de la Tshopo, nord-est de la République Démocratique du Congo (RDC), par la Fondation «Gisèle Bombele», en vue de contribuer à l’alimentation des pensionnaires, a constaté l’ACP.

« Nous avons commencé avec l’activité agricole aux abords de la prison centrale. À la première récolte, nous avons obtenu entre 700 et 800 kilos de maïs que nous avons moulus en farine, laquelle va servir à l’alimentation de nos détenus », a déclaré Gisèle Bombele, présidente de la Fondation portant son nom, précisant que cette action s’inscrit parmi les initiatives de sa structure en faveur des personnes détenues. 

Elle a également annoncé l’ouverture d’un centre de préparation et de formation professionnelle destiné à favoriser et à préparer la réinsertion sociale des personnes détenues après leur libération.

Pour la première cohorte, 35 pensionnaires, dont 15 femmes et 20 hommes, bénéficieront d’une formation de deux mois à la coupe et à la couture pour les femmes et aux métiers de la construction pour les hommes. Ces bénéficiaires sont principalement des détenus dont la libération est prévue dans les trois mois qui suivent. À leur sortie, les femmes formées recevront chacune une machine à coudre et un kit pour leur atelier, tandis que les hommes bénéficieront d’un kit d’outils de construction.

« À leur sortie, nous allons remettre à toutes les femmes qui seront formées une machine à coudre et les kits qui vont leur permettre d’avoir un atelier de couture. Aux hommes qui seront formés, nous allons remettre un kit de construction », a précisé Gisèle Bombele. 

De leur côté, les bénéficiaires n’ont pas caché leur satisfaction, exprimant leur gratitude à la fondation pour cet accompagnement destiné à améliorer leurs conditions de vie et à leur offrir des perspectives de réinsertion après leur libération.

Cette initiative vise, selon la fondation, à contribuer à la prévention de la récidive en préparant les détenus à leur réinsertion socio-économique. 

« Un prisonnier qui n’a pas été préparé à la réinsertion, il y aura toujours la récidive, soit des cas de vol ou de criminalité », a-t-elle fait savoir, estimant que la formation professionnelle peut aider les bénéficiaires à devenir autonomes après leur libération. 

La Fondation Gisèle Bombele entend ainsi contribuer aux efforts de réinsertion des personnes détenues et accompagner les actions du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, en faveur de l’autonomisation des personnes privées de liberté. ACP/Kis/Lu

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