Kongo Central : des formateurs outillés sur les VBG et la gestion des plaintes en milieu scolaire

Matadi, 4 juillet 2026 (ACP).- Une session de formation de deux jours destinée aux formateurs provinciaux sur les violences basées sur le genre (VBG) et le mécanisme de gestion des plaintes (MGP) a été lancée à Matadi, au Kongo Central, dans le cadre du Projet d’apprentissage et d’autonomisation des filles (PAAF), a constaté samedi l’ACP.

Cette activité, organisée avec l’appui de la Banque mondiale, vise à renforcer les capacités des acteurs de l’éducation afin de consolider la prévention et la prise en charge des cas de violences basées sur le genre dans les établissements secondaires publics de la province éducationnelle Kongo Central 1.

« Nous formons actuellement le noyau des formateurs provinciaux. Leur mission consistera à répliquer cette expertise en installant et en renforçant les Comités locaux de gestion des plaintes dans toutes les sous-divisions. Ils auront également la responsabilité de former les points focaux VBG identifiés dans chaque école secondaire publique de la province », a déclaré Mme Rose Vive Lobo, spécialiste VBG du PAAF, à l’ouverture de l’atelier.

Les participants sont également sensibilisés aux protocoles institutionnels du ministère de l’Éducation nationale et de la Nouvelle Citoyenneté relatifs à la prévention et à la prise en charge des cas de VBG. Ils sont, en outre, appelés à vulgariser le numéro vert 178, une ligne gratuite et confidentielle mise à la disposition des élèves, parents et enseignants pour signaler les cas de violences sexuelles ou d’abus.

Prenant la parole, M. Blaise Nguindou, cadre à la Direction des ressources humaines du Secrétariat général à l’Éducation nationale, a indiqué que cette activité s’inscrivait dans la continuité des réformes engagées par le Gouvernement en matière de protection des apprenants.

« Cette session matérialise le parachèvement d’un processus initié il y a quelques années. Grâce aux financements antérieurs, nous avions réussi à déployer et opérationnaliser les mécanismes de gestion des plaintes dans le cycle primaire. Le soutien renouvelé de la Banque Mondiale à travers le PAAF nous permet aujourd’hui de combler le gap institutionnel en étendant ce dispositif de protection aux écoles secondaires publiques. » a- t- il renchéri.

La sensibilisation au cœur de la prévention

La Division provinciale du Genre, Famille et Enfant du Kongo Central a, pour sa part, insisté sur l’importance de la sensibilisation dans la lutte contre les violences basées sur le genre en milieu scolaire.

« Les violences basées sur le genre portent atteinte à l’intégrité de nos enfants et exigent une mobilisation collective. Le changement de comportement est un processus de longue haleine, mais nous sommes convaincus que le renforcement des capacités des acteurs scolaires et la sensibilisation de proximité permettront de réduire sensiblement l’incidence des VBG dans nos écoles », a affirmé la cheffe de division.

À l’issue de cette formation, les formateurs provinciaux seront déployés dans les différentes sous-divisions afin d’assurer la formation des points focaux et la mise en place des Comités locaux de gestion des plaintes dans les établissements secondaires publics ciblés.

Le Projet d’apprentissage et d’autonomisation des filles (PAAF), mis en œuvre par le Gouvernement de la République démocratique du Congo sous la tutelle du ministère de l’Éducation nationale et de la Nouvelle Citoyenneté, avec le financement de la Banque mondiale, vise à améliorer l’accès des filles à un enseignement secondaire de qualité et à promouvoir un environnement scolaire sûr, inclusif et exempt de violences. 

ACP/

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