Mbuji-Mayi, 4 juillet 2026 (ACP).- Le souverain primaire des provinces de Lomami et du Kasaï Oriental au centre de la République démocratique du Congo(RDC) a adhéré massivement à la question du changement de la Constitution , selon le chef de la Maison civile du Chef de l’Etat, lors de la restitution samedi de sa mission d’itinérance dans l’espace du Grand Kasaï .
«Au cours de ma tournée dans les églises, les chefferies, les villages et les marchés, j’ai consulté directement la base par une question s’apparentant à une consultation référendaire populaire : voulez-vous qu’on change la Constitution ou pas pour que la paix, la bonne gouvernance et le développement reviennent ? Tout le monde a levé le doigt pour dire, pourquoi hésiter, qu’on la change», a fait savoir Dr Bruno Miteyo , chef de la Maison civile du Chef de l’Etat.
«Qui sont ces gens ? C’est le souverain primaire. Moi qui vous parle, je suis élu national, mais je ne peux pas jouer le rôle du souverain primaire. Il faut absolument le consulter», a-t-il ajouté.
Il a expliqué que la Constitution, c’est la loi fondamentale, c’est un outil de direction et de grande gouvernance qui balise l’avenir. Cependant, telle qu’elle est aujourd’hui, elle pose de réels problèmes .
Le procès d’intention de l’opposition qualifié de «présomption ».
Face aux accusations des opposants politiques qui voient dans cette démarche une tentative d’octroyer un troisième mandat au Président de la République, le député national de Ngandajika s’est voulu catégorique, qualifiant ces craintes de simples procès d’intention.
«Pour les opposants, il n’est pas question de modifier la Constitution, craignant une tentative de glisser vers un troisième mandat. Ce n’est qu’une présomption. Le Chef de l’État lui-même l’a dit : si jamais la population le lui demandait, il va pouvoir examiner et faire ce que la population lui dira», a-t-il précisé.
Evoquant le drame humanitaire qui secoue la partie Est de la République, notamment à Goma, Bukavu, Uvira, Butembo et en Ituri, le chef de la Maison civile du Chef de l’Etat a rappelé «l’incapacité de l’arsenal juridique actuel à offrir des réponses adaptées à cette crise chronique qui prive des millions de congolais d’une vie digne».
Sur le plan institutionnel, M. Miteyo a fustigé les crises récurrentes et les conflits permanents qui paralysent les provinces, opposant régulièrement les gouverneurs aux assemblées provinciales.
«Sur le plan de la gouvernance, ceux qui sont appelés à nous gouverner n’ont pas de manettes, n’ont pas de leviers ni de possibilités d’avoir une mainmise pour mettre de l’ordre ou de l’harmonie. La plus haute hiérarchie du pays arrive difficilement à calmer ces conflits parce que certains articles de la Constitution ne lui permettent pas de s’imposer et de donner sa vision», a conclu M. Miteyo. ACP/M/B

