Muanda, 25 juin 2026 (ACP).- La population du territoire de Muanda, au Kongo Central, dans le sud-ouest de la République démocratique du Congo, a été sensibilisée au bien-fondé du projet de changement de la Constitution, lors d’un entretien accordé jeudi à l’ACP par l’administrateur du territoire assistant (ATA) chargé des questions politiques et administratives, Nicolas Kinduelo Ndombasi.
« Aujourd’hui, nous parlons d’un débat qui s’impose dans la société, celui du changement de la Constitution. C’est ce qui me pousse, en ma qualité de citoyen congolais et d’administrateur du territoire assistant chargé des questions politiques, à éclairer la population de Muanda sur le bien-fondé de cette démarche », a déclaré M. Kinduelo.
Selon lui, les Congolais doivent s’approprier le débat sur la réforme constitutionnelle en examinant les dispositions de la Constitution actuelle et en réfléchissant aux améliorations susceptibles d’être apportées par les citoyens eux-mêmes.
Il a estimé que les discussions autour d’un éventuel changement de la Loi fondamentale devraient se dérouler dans un climat de dialogue réunissant toutes les sensibilités politiques afin d’identifier les dispositions à maintenir, à modifier ou à supprimer.
« Aujourd’hui, nous nous rendons compte qu’il y a beaucoup de lacunes dans la Constitution actuelle. Il nous appartient, à nous-mêmes les Congolais, qu’il s’agisse de l’opposition ou de ceux qui sont au pouvoir, de travailler ensemble pour produire un document que nous appelons la Constitution, élaboré par les Congolais eux-mêmes>>, a-t-il souligné.
Concernant les inquiétudes exprimées par certains acteurs politiques sur les motivations du projet, l’ATA de Muanda a affirmé que le Président de la République poursuivra normalement son mandat jusqu’à son terme constitutionnel.
« Ceux qui pensent que le Chef de l’État est animé de mauvaises intentions doivent prendre leur mal en patience. Le Président de la République ira jusqu’à la fin de son mandat. Le moment venu, il appartiendra aux institutions compétentes d’apprécier l’opportunité d’organiser un référendum », a-t-il soutenu.
M. Kinduelo a également indiqué que les jeunes de Muanda participent régulièrement aux échanges organisés sur cette question et qu’ils posent de nombreuses préoccupations auxquelles des réponses sont apportées par les autorités locales.
« Partout où nous allons, les jeunes nous invitent dans des débats politiques. Nous leur expliquons le bien-fondé du changement de la Constitution et ils comprennent. Dans les prochains jours, des spécialistes viendront approfondir ces explications auprès de la population », a-t-il ajouté.
Par ailleurs, il a invité la population à privilégier le dialogue et à éviter toute action susceptible de perturber l’ordre public pendant que les discussions sur la réforme constitutionnelle se poursuivent.
Évoquant le rôle des confessions religieuses dans le débat politique, l’administrateur du territoire assistant a estimé que les responsables religieux devraient clarifier leur position entre les activités pastorales et l’engagement politique.
ACP/LKIT

