Muanda, 25 juin 2026 (ACP).- Un plaidoyer pour le renforcement de la protection des ressources halieutiques dans le territoire de Muanda, au Kongo Central (sud-ouest de la République démocratique du Congo), a été formulé par les acteurs du secteur de la pêche en marge de la Journée du poisson, a constaté jeudi l’ACP.
‹‹ Nous devons réfléchir sérieusement à la manière de protéger la pêche, car les ressources halieutiques sont en train de se dégrader progressivement dans la zone de Muanda », a déclaré Serge Ngimbi, représentant de l’Initiative pour le Développement Local (IDEL), une ONG environnementale et de défense des droits humains basée à Muanda.
‹‹ Aujourd’hui, lorsqu’on regarde le pétrole, sa contribution au budget national reste faible comparativement au potentiel que représente la pêche, d’où la protection sûre de cette activité est d’une grande nécessité ››, a-t-il ajouté à l’issue d’un échange réunissant l’administrateur du territoire et différentes structures œuvrant dans ce domaine.
Par ailleurs, le représentant de l’IDEL Ngimbi, a fait constater une diminution sensible des captures au fil des années avant d’attribuer cette situation à plusieurs facteurs, notamment les activités industrielles menées dans les eaux de la région, les opérations de dragage ainsi que les effets du changement climatique.
M. Ngimbi a insisté sur la responsabilité partagée des différents acteurs dans la préservation des ressources aquatiques. Il a notamment dénoncé certaines pratiques de pêche jugées destructrices, à l’instar de l’utilisation des moustiquaires pour la capture des poissons, tout en appelant au respect de la réglementation et à une sensibilisation accrue des communautés de pêcheurs.
Intervenant au cours des échanges, l’administrateur du territoire de Muanda, Mme Amina Panda a invité les participants à formuler des recommandations susceptibles d’améliorer la gouvernance du secteur de la pêche et de répondre aux préoccupations exprimées par les communautés concernées.
‹‹ Pour la même occasion, j’encourage la poursuite des concertations entre les services techniques, les autorités et les organisations de pêcheurs afin d’apporter davantage d’éclaircissements sur les questions administratives et réglementaires liées à l’exercice de la pêche, notamment en ce qui concerne la délivrance des licences et permis relevant des compétences du pouvoir central ››, a-t-elle dit.
L’autorité territoriale a enfin rappelé l’importance d’une gestion efficace des mécanismes de développement communautaire mis en place avec les entreprises partenaires de l’État, estimant que la bonne organisation des structures locales constitue un élément essentiel pour garantir des retombées positives au profit des populations riveraines, a-t-on conclu.
ACP/ K/ D/KIT

