Kwango : prévention de la transmission du VIH/SIDA de la mère à l’enfant (mémoire défendu)

Kenge, 26 juillet 2025 (ACP).- La prévention de la transmission du VIH/SIDA de la mère à l’enfant(PTME), organisation et redynamisation des services dans la Division provinciale (DPS) Kwango, au sud-ouest de la République démocratique du Congo, a fait l’objet d’un mémoire défendu vendredi à l’ISTM-Kinshasa par un chef de travaux,  a appris samedi à Kenge l’ACP de source de cette Division.

«L’étude pointe du doigt plusieurs obstacles majeurs, notamment la rupture régulière d’intrants médicaux, le manque de personnel qualifié, l’absence de coordination entre les acteurs de santé, et surtout, une très faible implication communautaire. Moins de 15% de répondants entre structures de santé, ONG et communautés locales. Pourtant, la prévention de la transmission mère-enfant (PTME)  du VIH reste l’un des moyens les plus efficaces pour freiner l’expansion du virus chez les nouveau-nés», a déclaré Jean-Jacques Kisaka Ngimbi, CT à l’ISTM-Marie-Rene de la paix de Kenge.

Et d’ajouter : «Sans organisation efficace des soins, sans personnel formé et sans ressources, les services de prévention de la transmission du VIH/SIDA restent une promesse non tenue.»

Dans son mémoire, il a proposé plusieurs pistes des solutions, dont : renforcer l’approvisionnement en médicaments, intégrer la PTME dans toutes les structures de santé, former continuellement les soignants et mobiliser les communautés.

Selon lui, ces recommandations s’inscrivent dans l’optique des objectifs 95-95-95 de l’ONUSIDA pour 2030 qui visent une couverture universelle en dépistage, traitement et supervision virale.

Cette étude a alerté sur les failles de la prévention du VIH/SIDA de la mère-enfant dans la province du Kwango,  une province où la santé maternelle reste un défi de tous les jours. Elle a mis en lumière les dysfonctionnements criants du système de PTME dans cette  province de la République démocratique du Congo.

Selon le CT Jean-Jacques Kisaka Ngimbi, l’enquête de cette étude a été menée dans les trois zones de santé de la DPS Kwango dont Kenge, Boko et Kimbao, auprès de 380 participants, dont une majorité de femmes enceintes.

Les statistiques ont révélé que plus de 70% de femmes enceintes interrogées ne connaissent pas les services de PTME et 75% ont affirmé que ces services ne sont pas disponibles dans leurs structures sanitaires.

Une autre majorité a jugé la qualité de suivi médical comme pauvre, voire inexistante. Ce mémoire a été présenté dans le cadre d’un Master en sciences infirmières à l’ISTM de Kinshasa, rappelle-t-on. ACP/UKB 

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