Inongo, 2 août 2026 (ACP).- Un appel à la reconnaissance du Genocost congolais, a été lancé dimanche par le président de l’Assemblée provinciale du Maï-Ndombe, dans le sud-ouest de la République démocratique du Congo (RDC), à l’occasion de la commémoration du 2 août dédiée aux millions de victimes des conflits liés à l’exploitation illicite des ressources naturelles en RDC, lors d’un entretien avec l’ACP.
« La RDC est victime d’une agression extérieure et des intérêts qui gravitent autour de l’exploitation illicite de ses minerais stratégiques. Nous, population du Maï-Ndombe, devons faire entendre notre voix afin d’émouvoir davantage la communauté internationale et d’obtenir que cessent les souffrances endurées par les Congolais, pour que de telles tragédies ne se reproduisent plus », a déclaré Pascal Lokolo.
Selon lui, bien que le Maï-Ndombe ne soit pas directement touché par les conflits armés qui sévissent dans l’Est du pays, la province subit néanmoins les conséquences économiques et sociales de cette situation.
« Le Maï-Ndombe, en tant que maillon de la chaîne nationale, ne peut rester indifférent à ce qui se passe à l’Est. La diminution des recettes qui devraient alimenter le Trésor public a des répercussions sur l’ensemble des provinces. Par ailleurs, à travers la gestion du phénomène Mobondo, nous faisons déjà l’expérience de la réconciliation communautaire et de la culture de la paix », a-t-il ajouté.
Instituée en République démocratique du Congo, la journée du 2 août est consacrée à la commémoration du Genocost, terme utilisé pour désigner les massacres et violences perpétrés contre les populations congolaises dans le contexte des conflits liés notamment à l’exploitation illégale des ressources naturelles. Cette journée vise à honorer la mémoire des victimes, à promouvoir la paix et à sensibiliser la communauté nationale et internationale sur les conséquences humaines des conflits dans le pays.
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