Inongo, 23 septembre 2026 (ACP)- Ledialogue et la réconciliation entre les populations de Baambe-Belale et celles de Baambe, ont été recommandés mercredi par le chef du secteur de Bolia, territoire d’Inongo, au Maï-Ndombe (sud-ouest de la République démocratique du Congo).
« Aucune réconciliation véritable ne sera possible tant que les autorités ne se déplaceront pas sur le terrain pour constater la situation et écouter la population. Il faut d’abord que les populations de Baambe-Belale et de Baambe s’asseyent et discutent, car aucune négociation ne sera efficace sans une descente préalable sur le terrain », a déclaré Serge Nsongi chef du secteur de Bolia.
Il a appelé notamment à la reconstruction des infrastructures et à la réparation des préjudices subis par les habitants.
Le chef de groupement de Bakwala, secteur de Bolia dans le territoire d’Inongo, avait alerté début septembre sur des tensions foncières opposant les populations de Bakwala Riverain et Baambe-Belale, situées dans son groupement, à celles de Baambe, du groupement d’Ibeke y’Onkoso dans le territoire voisin de Kiri.
Il a fait état de morts, de maisons incendiées et du déplacement de certaines populations, appelant les autorités nationales et provinciales à intervenir pour trouver une solution à cette situation.
Selon Serge Nsongi, 72 maisons ont été incendiées à Baambe-Belale lors des violences, tandis que des biens de la population ont été pillés, notamment des chèvres, des porcs, des téléviseurs et des panneaux solaires.
Il a également fait état de la destruction d’écoles, d’établissements sanitaires et d’églises.
Le chef de secteur a estimé que les autorités doivent, avant toute négociation, effectuer une descente sur le terrain afin de s’enquérir des conditions de vie de la population et d’évaluer les besoins liés à la reconstruction.
« Il faut d’abord réparer les préjudices ; fournir des briques, des tôles pour reconstruire les maisons détruites et indemniser les biens perdus. C’est ainsi que l’apaisement viendra », a-t-il plaidé.
Serge Nsongi a enfin appelé les différentes parties à s’asseoir autour d’une table et à œuvrer au retour au calme, estimant qu’aucune négociation ne sera efficace sans une prise en compte préalable de la situation vécue par la population sur le terrain.
ACP/Ko

