Mines : les syndicalistes  du Haut-Katanga appelés à s’approprier  l’étude d’impact  environnemental des entreprises

Lubumbashi, 18 décembre 2025 (ACP).-Les syndicalistes mineurs  du groupe Conscience de Travailleur et Paysan au Congo (CTP), ont été appelés mercredi à s’approprier l’étude d’impact  environnemental et social (EIES) et du plan d’atténuation et de réhabilitation des entreprises minières où ils œuvrent, au cours d’une séance de concertation organisée à leurs intentions par l’ONG Étoile du sud (EDS) luttant pour le droit à la santé publique, au siège de ladite structure à Lubumbashi, au sud-est de la République démocratique du Congo.

« J’appelle les syndicalistes mineurs du CTP à s’approprier l’EIES ainsi que le plan d’atténuation et de réhabilitation des entreprises minières,  où ils œuvrent afin de  protéger les droits des travailleurs face aux risques environnementaux et sociaux et  identifier les impacts négatifs potentiels d’un projet industriel comme la pollution , les pertes d’emplois en vue de proposer des solutions », a dit le secrétaire technique de la société civile Haut-Katanga, Jean-Félix Ngandu.

« Chers syndicalistes, vous avez les droits d’exercer un contrôle citoyen. Le code minier étant rudimentaire. Militez pour obtenir les documents nécessaires des entreprises minières afin de mener des plaidoyers efficaces améliorant les conditions des vies des travailleurs dans les mines », a-t-il ajouté.

Dans son allocution, la présidente de l’ONG EDS, Ireine Kalenga a fait savoir que cette activité permet de discuter des risques sanitaires spécifiques aux mineurs en vue de proposer des mesures concrètes pour les atténuer.

Pour leurs part, les syndicalistes permanent de CTP,  Henry Katombe et Fonch Ilunga, ont, après avoir brandir l’article 56 du code de travail, relevé les difficultés de leur travail telles que « La non-application des lois du code minier qui protège les personnes et l’environnement et le fait que la plupart d’entreprises minières ne mettent pas à leurs dispositions les documents EIES ».

« Notre tâche est neutre pour définir les intérêts socioprofessionnelles des agents pour ne pas tuer l’entreprise car, on parle des  syndicats quand il y a travail et le travail n’existe que quand il y a l’entreprise », avouent-t-ils. 
ACP/C.L.

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