Muanda : application rigoureuse de la loi foncière recommandée contre les spoliations

Muanda, 14 février 2026 (ACP).- L’application rigoureuse de la réforme de la loi foncière dite loi N’sele a été recommandée comme un moyen efficace de lutter contre la spoliation des terres et les conflits fonciers dans le territoire de Muanda, au Kongo Central (sud-ouest de la République démocratique du Congo,  lors d’un entretien accordé samedi à l’ACP.

‹‹ Les autorités locales, en leur qualité de représentantes de l’État congolais, doivent veiller à l’application rigoureuse et au respect strict des dispositions foncières, notamment par la sensibilisation des citoyens et la collaboration entre autorités administratives, services fonciers et communautés locales pour prévenir les litiges liés à l’occupation des terres ››, a déclaré Nicolas Makindi, conservateur des titres immobiliers de la circonscription foncière de Muanda.

« La loi renforcée est très importante parce qu’elle protège à la fois l’État et les ayants droit, souvent à la base des conflits fonciers. Les services fonciers poursuivent déjà la vulgarisation de cette loi publiée au Journal officiel afin de permettre à la population de mieux la comprendre », a-t-il ajouté.

Le conservateur immobilier Makindi a toutefois estimé que la loi ne peut produire des résultats sans une réelle volonté des acteurs concernés, dénonçant certaines pratiques à l’origine de conflits récurrents, notamment la superposition des titres fonciers et la vente d’une même parcelle à plusieurs acquéreurs.

Rappelant que le sol et le sous-sol appartiennent à l’État congolais, l’intervenant a insisté sur la nécessité pour tout citoyen de se conformer aux procédures légales avant toute acquisition ou construction, soulignant que le respect de la loi demeure une obligation pour garantir l’ordre foncier.

Il a enfin appelé la population du territoire de Muanda à s’approprier la nouvelle législation et à dénoncer les antivaleurs observées dans le secteur foncier.

« La communauté doit signaler toute irrégularité, car un document légal correspond à une seule parcelle et à un seul propriétaire », a-t-il indiqué, invitant les citoyens à vérifier leurs documents auprès des services compétents et à informer le cadastre avant tout projet de construction afin de prévenir les conflits fonciers. ACP/C.L.

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