Nyunzu, 13 octobre 2025 (ACP).- La mise en place d’une cantine scolaire dans l’école primaire Okoko, située au village Saliboko à 12 km de Kalemie au Tanganyika, dans l’est de la République démocratique du Congo, a été présentée comme une stratégie pour réduire le taux de décrochage des élèves, a-t-on appris lundi de source onusienne.
« Le manque de nutrition entraîne des taux assez élevés de déperdition scolaire, et cette cantine permet justement d’y remédier. Elle contribue également à l’amélioration de la qualité de l’éducation. Il s’agit de solutions durables« , a déclaré Destin Nsenga, officier en charge des solutions durables à l’OIM.
« On veut améliorer les aspects nutritionnels des enfants au sein des écoles, car ici, il s’agit d’enfants issus de communautés vulnérables », a-t-il expliqué.
L’école primaire de Saliboko, construite avec l’appui de l’OIM, a également vu l’apport d’autres agences des Nations Unies, notamment le PAM qui a fourni la cantine scolaire.
« Le petit repas est composé de farine de maïs, de haricots, de sel iodé et d’huile. Les enfants mangent après la récréation pour atténuer la faim », a expliqué Oscar Kyungu, directeur de l’école.
Il a souligné, en outre, l’importance de la cantine pour les élèves, relevant que « cela facilite l’accessibilité des enfants à l’école ».
« Auparavant, nous recevions peu d’enfants : environ 100 à 120 élèves au maximum. Mais aujourd’hui, nous avons atteint 600 à 618 élèves », s’est-il réjoui.
Et d’ajouter : « nous avons également un jardin scolaire, qui nous permet de varier les repas : nous y récoltons des légumes et d’autres produits ».
Dans ce jardin scolaire sont cultivées de la tomate et de la patate douce. « Nous prévoyons prochainement de planter le manioc et l’arachide, selon nos moyens », a précisé le directeur Kyungu.
Pour pérenniser la cantine scolaire, l’école a prévu, par ailleurs, d’organiser, avec le soutien des parents d’élèves, un champ communautaire.
« Même après la fin du projet, nous avons prévu une activité de champ communautaire pour assurer la continuité.
Nous attendons la saison des pluies pour démarrer avec la communauté.
Nous avons déjà sensibilisé le comité des parents à ce sujet », a indiqué le directeur, avant de plaider pour une prise en charge du personnel enseignant par le gouvernement. « Tout le monde est encore non mécanisé. C’est surtout cela notre grande difficulté. Les enseignants ne perçoivent pas de salaire, mais nous persévérons en espérant que le gouvernement fera un effort supplémentaire pour mécaniser le personnel », a dit M. Kyungu.
ACP/C.L.

