Kisangani, 18 mars 2026 (ACP). -Quelque 27 tonnes de cacao ont été exportées pour la première fois en 2025 par la coopérative des cultivateurs de cacao de la Tshopo, au nord-est de la République démocratique du Congo,, a appris mercredi l’ACP lors d’un entretien.
« En 2025, notre coopérative a réussi à exporter pour la première fois 27 tonnes de cacao, mais cette performance est aujourd’hui menacée par des tracasseries fiscales persistantes, notamment des taxes de déboisement imposées dans des zones pourtant destinées à l’agriculture », a déclaré M. Dominique Kasimba, coordonnateur de la COCUCT.
Expliquant la situation, il a précisé que les plantations concernées se trouvent dans des zones de développement rural, déjà exploitées auparavant par des sociétés forestières ayant payé les taxes requises.
« Ces zones ont été exploitées par des entreprises forestières qui ont déjà payé les taxes de déboisement. Aujourd’hui, nous y développons la culture du cacao dans une logique de reforestation, mais nous sommes à nouveau soumis à ces taxes, ce qui n’est pas justifié », a-t-il expliqué.
Dominique Kasimba a dénoncé une pression fiscale excessive, assimilée à une véritable entrave au développement du secteur agricole provincial. « Il ne s’agit pas seulement d’une taxe supplémentaire, mais d’une tracasserie qui décourage les producteurs et compromet les efforts de structuration de la filière cacao dans la Tshopo », a-t-il ajouté.
Abordant la fiscalité à l’exportation, il a évoqué la multiplicité des taxes appliquées aux produits agricoles, plaidant pour des réformes urgentes.
« À l’exportation, le cacao est soumis à plus de vingt taxes différentes. Cette situation complique les activités des opérateurs économiques et réduit les revenus des producteurs. La mise en place d’un guichet unique devient une nécessité », a-t-il soutenu.
Enfin, il a mis en garde contre les conséquences socio-économiques de cette situation sur les producteurs et les communautés locales. « Si ces tracasseries persistent, les producteurs seront découragés, leurs revenus vont diminuer et cela pourrait pousser certains à abandonner le cacao pour des activités moins durables », a-t-il conclu.
ACP/C.L.

