‎Tshopo : appel à la protection durable des cours d’eau contre les déchets plastiques

Kisangani, 6 juin 2026 (ACP).- Un appel à la protection durable des cours d’eau contre les déchets plastiques et ménagers a été lancé samedi par un scientifique à Kisangani, dans la province de la Tshopo, dans le Nord-Est de la République démocratique du Congo ( RDC), afin de prévenir les conséquences graves de cette pollution sur la biodiversité aquatique.
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‎« Les océans, les fleuves et les rivières sont de plus en plus affectés par les déchets plastiques, ménagers et autres détritus déversés par les populations, à la suite d’une mauvaise perception des cours d’eau, souvent considérés comme des dépotoirs naturels. Nous devons protéger les cours d’eau contre cette pratique, car nous sommes en train d’aller droit vers le mur », a déclaré le professeur Jean-Pierre Meniko, enseignant en gestion des ressources naturelles et renouvelables à l’Institut facultaire agronomique (Ifa) de Yangambi.
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‎« La pollution des eaux a des conséquences néfastes sur la biodiversité aquatique, notamment les poissons, les batraciens et plusieurs autres espèces, mais aussi sur la santé humaine, puisque l’eau intervient dans notre alimentation et dans la plupart de nos activités quotidiennes », a-t-il expliqué, relevant que la journée du 05 juin est une occasion de réflexion pour tous, enfin d’adopter un autre regard sur l’environnement.
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‎Le spécialiste a soutenu que la dégradation des écosystèmes aquatiques constitue également une menace pour l’approche « One Health », qui établit un lien étroit entre la santé humaine, animale et environnementale. Il a rappelé que même le fleuve Congo n’est pas épargné et que la consommation d’espèces aquatiques contaminées peut exposer les populations à divers risques sanitaires.
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‎« Même si les niveaux critiques ne sont pas encore atteints, le fleuve Congo est aujourd’hui sérieusement pollué par les activités humaines. Lors d’une descente de terrain à Yangambi avec des étudiants de master en gestion des déchets, nous avons constaté que de nombreux déchets provenant du marché, des ports et des bateaux étaient directement jetés dans le fleuve, faute d’infrastructures adéquates de collecte », a indiqué l’expert en climat.
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‎Pour remédier à cette situation, il a recommandé la mise en œuvre de politiques efficaces de gestion, de transformation et de valorisation des déchets, estimant que certains d’entre eux peuvent constituer des ressources pour d’autres utilisateurs. Le professeur Meniko a ainsi plaidé pour l’installation de poubelles publiques, le renforcement de l’éducation environnementale ainsi que l’implication des autorités et des communautés locales dans la protection durable des cours d’eau.
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‎Le professeur Meniko a fait cette déclaration à l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement, célébrée le 5 juin de chaque année.
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‎ACP/
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