Kisangani, 10 février 2026 (ACP).- Les leaders politiques, autorités coutumières, forces vives et notables de l’espace Grand-Oriental, réunis au sein d’une dynamique, ont condamné unanimement les attaques répétées par drones visant l’aéroport international de Bangoka, lors d’une déclaration lue lundi à Kisangani, dans le nord-est de la République démocratique du Congo.
« Nous condamnons avec la dernière énergie les attaques répétitives par drones kamikazes lancées ces dernières semaines contre l’aéroport international de Bangoka à Kisangani. Ces actes de guerre, perpétrés par les Forces de défense rwandaises (RDF) et leur supplétif de l’AFC-M23, constituent une violation flagrante du droit international », a déclaré, au nom du groupe, le gouverneur de la province de la Tshopo, Paulin Lendongolia.
Les signataires ont qualifié ces attaques terroristes, ciblant une infrastructure civile stratégique et unique aéroport international de l’espace Grand-Oriental, de tentative désespérée d’étendre le conflit au-delà des zones de front et de semer la terreur au sein des populations civiles.
Selon cette déclaration, ces attaques, attribuées à la coalition rebelle Rwanda–M23-AFC, constituent de graves actes de guerre et une violation flagrante du droit international, en même temps qu’un affront direct à l’Accord de paix signé le 4 décembre 2025 à Washington entre la République démocratique du Congo et la République du Rwanda, sous l’égide des États-Unis d’Amérique.
Ils ont également dénoncé ce qu’ils considèrent comme un sabotage délibéré du processus de paix de Washington, fustigeant la « duplicité du Rwanda », accusé de signer des accords de paix tout en poursuivant des actions de déstabilisation sur le sol congolais par l’usage de drones kamikazes.
Par ailleurs, ces leaders ont réaffirmé leur attachement indéfectible au Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, et leur soutien à sa vision de restauration totale de l’autorité de l’État et de la paix sur l’ensemble du territoire national.
Ils ont salué la vigilance et le professionnalisme des Forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC), grâce auxquelless les drones ont été détectés, interceptés et neutralisés avant d’atteindre leurs cibles, qualifiant cette bravoure de gage de survie collective. Ils les ont encouragées à maintenir un niveau d’alerte maximal pour la sécurisation de l’espace aérien et terrestre national.
À la communauté internationale, les leaders du Grand-Oriental ont lancé un appel à une condamnation ferme et sans équivoque de ces attaques, qualifiées de crimes de guerre.
Enfin, ils ont exhorté la population à faire preuve d’une vigilance citoyenne accrue et à faire bloc derrière les FARDC afin de barrer la route à toute tentative de déstabilisation.
ACP/C.L.

