Tshopo : les dispositions de la nouvelle loi sur la presse expliquées aux journalistes de Kisangani

Kisangani, 26 juillet 2025 (ACP).-  Les forces et les faiblesses de la nouvelle loi sur la presse ont été présentées aux professionnels des médias de Kisangani, dans le nord-Est de la République démocratique du Congo,  à l’occasion d’une conférence organisée samedi dans le cadre de la Journée nationale de la presse, a constaté l’ACP.

«L’accès à l’information d’intérêt public est l’une des avancées majeures de cette loi», a déclaré Ernest Mukuli Kasongo, secrétaire général adjoint de l’Union nationale de la presse du Congo (UNPC) et directeur de la Radio Eben-Ezer, intervenant principal de la conférence.

Selon lui, le droit de réponse et l’instauration de la clause de mauvaise foi figurent également parmi les innovations notables du nouveau texte. Il a précisé que la professionnalisation du métier de journaliste y est renforcée, à travers l’exigence d’un diplôme universitaire en sciences de l’information et de la communication, ainsi que d’un stage pratique de 12 à 24 mois.

La loi prévoit aussi que tout journaliste recruté s’engage par écrit à respecter le code d’éthique et de déontologie du métier.

Des réserves ont néanmoins été émises concernant certains aspects du dispositif. L’intervenant a pointé du doigt l’absence de dispositions claires dans le code pénal en lien avec la liberté d’expression, ainsi que le manque de protection des médias locaux face aux grandes entreprises de communication.

Le retard dans la signature de l’arrêté ministériel pour l’octroi des récépissés a également été mentionné parmi les faiblesses.

Tout en appelant à la dépénalisation des délits de presse, M. Mukuli a salué les progrès enregistrés dans la réforme du secteur. Cette législation, a-t-il conclu, constitue une base pour «assainir et réorganiser la profession journalistique en RDC». ACP/UKB

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