Tshopo : les soignants appelés à respecter les principes constitutionnels, pénaux et médicaux

Kisangani, 05 avril 2026 (ACP).- Les professionnels de santé ont été appelés au strict respect des principes constitutionnels, pénaux et médicaux dans l’administration des soins, par un avocat au barreau de la Tshopo, au nord-est de la République démocratique du Congo, replaçant la dignité humaine au centre de toute intervention médicale, selon une correspondance consultée dimanche par l’ACP.

‎« Les professionnels de santé sont tenus de respecter strictement les principes constitutionnels, pénaux et médicaux dans l’administration des soins, car la personne humaine est sacrée et son intégrité physique demeure inviolable en toutes circonstances, en plaçant la dignité humaine au centre de toute intervention médicale », a déclaré Me Didier Omadjela Mbidi, avocat au barreau de la Tshopo.‎

‎S’appuyant sur les instruments juridiques internationaux, il a rappelé que la pratique médicale est encadrée par des normes universelles de protection des droits humains. « Le Pacte international relatif aux droits civils et politiques interdit tout traitement inhumain ainsi que toute intervention médicale sans consentement, tandis que le Pacte relatif aux droits économiques, sociaux et culturels consacre le droit à la santé dans le respect de la dignité humaine », a-t-il expliqué.‎

‎Poursuivant son analyse, il a mis en lumière les exigences éthiques et déontologiques qui encadrent la pratique médicale au quotidien. « La Déclaration de Lisbonne garantit le consentement éclairé, la confidentialité et des soins appropriés, tandis que la Convention contre la torture prohibe toute forme de violence, imposant aux soignants le respect des principes de bienfaisance, de non-malfaisance et des limites de la liberté thérapeutique », a-t-il ajouté.‎

‎Abordant le cadre juridique national, l’avocat a souligné la portée contraignante de la Constitution congolaise pour les professionnels de santé. Dans la même dynamique, il a insisté sur les règles déontologiques encadrant l’acte médical.

« L’article 16 de la Constitution consacre la sacralité de la vie humaine et impose aux soignants de protéger la vie et l’intégrité physique, excluant toute atteinte injustifiée dans l’exercice des soins. La liberté thérapeutique n’est pas absolue ; elle est strictement limitée par les principes de bienfaisance, de non-malfaisance, le respect du consentement du patient et la confidentialité des informations médicales », a-t-il soutenu.‎

‎Enfin, évoquant les situations d’urgence médicale, il a rappelé les conditions légales d’intervention. « Même en cas d’urgence, l’intervention doit être nécessaire, proportionnée et respectueuse de la dignité humaine, toute violation étant susceptible d’engager la responsabilité pénale, civile et disciplinaire du praticien », a-t-il conclu.

‎Cette correspondance relance le débat sur la stricte observance des normes juridiques et éthiques dans la pratique médicale en République démocratique du Congo.‎

‎ACP/C.L.

Fil d'actualités

Sur le même sujet