RDC: les cancers du sein et du col de l’utérus sont guérissables (une firme pharmaceutique)

Kinshasa, 19 octobre 2023 (ACP).- Les cancers de la femme, particulièrement du sein et du col de l’utérus sont guérissables si la détection des signes est précoce, selon la firme pharmaceutique Roche qui l’a dit jeudi lors d’une session de formation des formateurs (des personnels soignants) venus de 35 zones de santé de la ville de Kinshasa en République démocratique du Congo.

« Nous avions constaté dans les structures de santé que les cas qui arrivent sont en phase très avancée avec peu de chance de guérison. Pourtant, ils peuvent être soignés et guéris. Ces cancers sont plus fréquents chez la femme et sont peu connus de la population », a déclaré Mme Sorel Tomeba, responsable médicale au laboratoire de la firme pharmaceutique Roche/RDC.

 « Nous avons pensé à former une soixantaine de personnels soignants de proximité des zones de santé de Kinshasa pour renforcer leur capacité et les inciter à pouvoir parler de la maladie, de ses signes précoces, à communiquer et à encourager les femmes à venir se faire examiner, palper, être référées assez tôt », a-t-elle ajouté.

Mme Tomeba a fait savoir que l’objectif de la formation de 2 jours, soit du 18 au 19 octobre 2023, est d’augmenter, d’une part, le taux de participation des centres de santé de pouvoir faire une détection précoce des signes des cancers du sein et du col de l’utérus, et d’autre part pour augmenter les chances de guérison.

La responsable médicale de Roche-RDC a laissé entendre que la ville de Kinshasa constitue  la zone pilote de ce projet de  formation  qui doit être pérennisée avec le concours du Centre national de lutte contre le cancer (CNLC) à l’intérieur du pays pour être sûr que toutes les zones de la RDC soient informées.

 Elle a, par ailleurs, présenté la firme suisse « Roche » qui est le leader mondial dans la prise en charge des cancers et d’autres maladies, et qui œuvre en RDC depuis 2021, à côté du gouvernement avec les acteurs de prise en charge pour renforcer leur capacité dans la lutte.

Nécessité de vulgariser les signes d’alerte

Par ailleurs, le directeur adjoint du CNLC, le Dr Innocent Kakese a fait savoir que le gouvernement congolais est venu porter main forte à cette formation des formateurs pour vulgariser les signes d’alerte précoce de ces deux pathologies gynécologiques en vue d’améliorer et de retracer le circuit du patient.

« Il faut que les personnes suspectes ou qui peuvent avoir les résultats d’anatomopathologique confirmant les cancers puissent  être orientées directement vers les 7 structures de référence ciblées et connues pour la prise en charges », a-t-il dit. Il a indiqué qu’il y a des structures, notamment les Cliniques universitaire de Kinshasa, le centre hospitalier Nganda, deux structures Intersectorielles (de la police et l’hôpital de référence Kokolo, l’hôpital de l’amitié Sino-congolaise et d’autres structures privées comme l’hôpital Biamba Marie Mutombo.

Pour le Dr Kakese, cette formation est une première en RDC, puisque l’orientation politique actuelle a pris l’option d’organiser la lutte contre le cancer à travers le CNLC qui est en partenariat avec Roche à travers un projet pilote de 5 ans à Kinshasa, pour  notamment éviter le retard tardif de référence.

Le pays veut, dans le cadre de politique CSU, réduire toutes les difficultés d’accès aux soins pour la lutte contre le cancer, d’organiser et améliorer un écosystème d’accès aux soins de santé pour que ces maladies ne soient pas une fatalité en RDC.

De son Côté, un des participants, le gynéco-obstétricien Yves Ninon de l’hôpital général de référence Mère et Enfant de Barumbu a salué cette séance pouvant les aider à répercuter la même formation sur le terrain.

«  En tant  que gynécologue, nous avions aussi la charge de former le personnel médical qui nous entoure et qui aide souvent dans le référencement des malades. Je pense que cette formation a pour but de nous réveiller et d’alerter sur les différents signes pour améliorer la prise en charge et la rapidité du diagnostic de ces maladies qui son meurtrières pour notre population », a-t-il affirmé.

Selon le CNLC, environ 15 000 femmes en RDC sont diagnostiquées des cancers du sein et du col de l’utérus, soit 54% de tous cancers féminins et environ 9 600 en meurent chaque année, ce qui en fait l’une des principales causes de décès. ACP/ODM

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