Kinshasa, 20 novembre 2025 (ACP).- La jeunesse de la République démocratique du Congo (RDC) a été encouragée jeudi, à s’engager dans des initiatives écologiques, afin de contribuer à la conservation communautaire et à la biodiversité, lors de l’atelier de validation des concepts de forêts dégradées, organisé à Kinshasa.
« Il y a la majorité des gens qui exploite les ressources naturelles de manière non durable. Les projets des jeunes ne sont pas suffisants, il faut nécessairement que les jeunes soient engagés dans des initiatives écologiques et qu’ils reçoivent des subventions pour soutenir ces initiatives, ce qui contribuera substantiellement à la conservation communautaire et à la biodiversité », a déclaré Jean-Robert Bowela, coordonnateur national de l’initiative pour la gestion durable de l’environnement et la défense des droits humains (Iged).
Il a souligné que la conservation doit absolument pallier les activités destructrices. Il faut des activités alternatives pour réduire la pression sur les ressources naturelles, a-t-il dit, ajoutant que la gestion forestière nécessite une conservation, une protection et une attention soutenue.
« Au niveau de la protection des défenseurs de l’environnement, nous, les défenseurs de la nature, sommes souvent confrontés à des difficultés pour protéger notre cause juste. Cela signifie que la loi et les secteurs publics sont censés nous protéger, mais nous sommes parfois perçus comme des adversaires, alors que nous cherchons à contribuer et à aider à la gouvernance des ressources naturelles en faveur de l’homme et de la nature», a-t-il relevé.
Il a signifié que ce secteur forestier est confronté à des défis qui nécessitent absolument que toutes les parties prenantes collaborent pour arriver à un consensus, afin de garantir la cohabitation, la conservation de la biodiversité et la gestion durable des ressources naturelles au profit de l’homme et de la nature.
Cet atelier qui se clôture vendredi est organisé par le ministère de l’Environnement et vise à pérenniser les interventions forestières aussi longtemps qu’elles ne mettent pas en péril les engagements de la RDC en matière de maintien du couvert forestier à 63,5% d’ici 2030, d’une part et à la levée des contraintes de la participation des ressources naturelles d’origine végétale et des produits agricoles issues des zones forestières au développement durable de la communauté. ACP/JF

