Kinshasa, 10 octobre 2026 (ACP).- Le dépistage précoce du cancer du sein a été recommandé samedi aux femmes de la République démocratique du Congo par une professionnelle de la santé, lors de la troisième journée du Forum international des élites féminines (FIEF), qui se tient à Kinshasa à l’initiative de la Première ministre de la RDC.
« Le dépistage précoce sauve des vies. Il faut toujours prêter attention aux changements au niveau des seins et consulter le plus tôt possible », a déclaré la Dr Rachel Mukangi, médecin exerçant dans la province de la Tshopo.
L’oratrice a expliqué que le cancer du sein est une tumeur maligne résultant d’une multiplication anarchique des cellules mammaires. Elle a souligné que cette maladie peut toucher les femmes à tout âge, y compris les plus jeunes, contrairement aux idées reçues qui l’associent uniquement au vieillissement.
Abordant les facteurs de risque, elle a distingué ceux sur lesquels il est possible d’agir (consommation d’alcool, tabagisme, obésité et sédentarité) de ceux non modifiables, comme le sexe, l’âge et les prédispositions génétiques, notamment les mutations des gènes BRCA1 et BRCA2.
La Dr Mukangi a également invité les femmes à pratiquer régulièrement l’autopalpation mammaire afin de repérer d’éventuelles anomalies : apparition d’une masse, modification de la peau, écoulement inhabituel ou changement au niveau du mamelon.
Elle a toutefois précisé que ces signes ne confirment pas nécessairement un cancer, mais qu’ils imposent une consultation médicale pour un diagnostic approprié.
Par ailleurs, l’intervenante a rappelé que l’activité physique et l’allaitement maternel contribuent à la réduction des risques, tout en mettant en garde contre les fausses informations sur les moyens de prévenir la maladie.
Évoquant les difficultés dans les zones rurales de la Tshopo, le médecin a plaidé pour le renforcement des équipements médicaux et l’amélioration de l’accès à l’information sanitaire, afin de favoriser une prise en charge adaptée des femmes éloignées des grands centres urbains.
Elle a insisté sur la nécessité de sensibiliser toutes les femmes, indépendamment de leur âge et de leur lieu de résidence, rappelant qu’un diagnostic précoce augmente considérablement les chances de guérison.
ACP/T.

