Kinshasa, 14 novembre 2025 (ACP).- La République démocratique du Congo (RDC), pays solution aux changements climatiques, a officiellement lancé son programme national de foresterie, « La Forêt, c’est Nous », jeudi, lors de la Conférence des Parties (COP 30) à Belém, au Brésil, selon un communiqué du ministère de l’environnement parvenue vendredi à l’ACP.
《Initiée par le Gouvernement congolais sous l’impulsion du Chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi, cette initiative de 5 milliards de dollars américains est une réponse intégrée et opérationnelle aux engagements internationaux pris dans le cadre de l’Accord de Paris sur le Climat, de la Convention sur la Diversité Biologique (CDB) et du Bonn Challenge/AFR100. Le programme est également un outil structurant de mobilisation de financements internationaux》, a-t-on lu.
Marie Nyange Ndambo, ministre de l’Environnement, Développement durable et nouvelle Économie du climat, a affirmé l’ambition de la RDC de transformer son potentiel forestier en actions concrètes et pérennes.
« C’est un programme qui va révolutionner le secteur de l’environnement dans notre pays. La RDC veut rester leader dans le domaine forestier pour des générations», a-t-elle déclaré.
Elle a souligné le caractère fédérateur et stratégique de l’approche : « La forêt c’est nous est un programme fédérateur. Tous les partenaires qui travaillent dans le domaine forestier chez nous, ensemble, nous allons coordonner l’activité forestière. Nous allons organiser un monitoring des actions et les évaluer ensemble avec les partenaires stratégiques ».
Une approche territoriale et des objectifs chiffrés
Le programme est structuré autour d’une approche territoriale différenciée, couvrant les 145 territoires de la RDC selon leurs zones agro-écologiques, et s’appuie sur un cycle complet allant de la production de semences locales au suivi statistique et contrôle qualité.
Les principales actions techniques comprennent, notamment la restauration des paysages forestiers, le développement de l’agroforesterie et de l’arboriculture villageoise pour renforcer la sécurité alimentaire et la foresterie urbaine et la restauration des mangroves.
Selon la source, ce programme vise à atteindre les résultats majeurs suivants : la restauration avec 8 millions d’hectares dégradés restaurés, dont 25 % en agroforesterie et vergers et la plantation, avec 5 milliards d’arbres plantés avec un taux de survie ciblé de ≥ 80 %.
Le programme vise également la création de 1,5 à 2 millions d’emplois, dont 40 % dédiés aux jeunes et aux femmes ainsi que l’implémentation de 3 initiatives carbone certifiées (VERRA, Gold Standard).
Dans cette optique, la Ministre de l’environnement a insisté sur la nécessité de l’ancrage scientifique et de l’expertise nationale.
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