Kinshasa, 26 mars 2026 (ACP).- Les actes de violences physiques infligés sur une patiente en post-partum à l’Hôpital général de référence de Kinkole, à N’sele, une commune située dans l’Est de Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC), ont été dénoncés jeudi par le coordonnateur de « Sauvons la corporation médicale » (SCM-ONG, lors d’un entretien.
« L’avis de la Coordination nationale de la SCM-ONG est sans équivoque : le comportement du Dr BALANANGAYI David est aux antipodes des valeurs de notre serment. Nous estimons que la non-collaboration d’une patiente souffrante ne saurait constituer une excuse absolutoire, ni même atténuante », a soutenu le Dr Felly Bakandi Mbula, coordonnateur de SCM-ONG.
« Maintenir un tel praticien sans sanction exemplaire, fragilise la confiance entre la population et le corps médical, ce que notre organisation s’efforce précisément de restaurer », a-t-il dit.
Il a fait savoir que son association a officiellement saisi le Conseil Urbain de l’Ordre des médecins (CUOM) contre le Dr Balanganyi David, en poste à l’hôpital général de référence de Kinkole, et exige l’ouverture immédiate d’une enquête disciplinaire, afin que le praticien réponde de ses actes.
Une vidéo virale circule dans les réseaux sociaux et montre le traitement violent et dégradant d’une femme dans une salle des soins gynécologiques dans un établissement des soins de santé qui serait l’Hôpital Général de Référence de Kinkole à Kinshasa.
Créée en février 2020, la SCM-ONG a plusieurs objectifs, notamment redorer l’image ternie de la corporation médicale en particulier et celle du médecin Congolais en général, à travers des actions d’éveil de conscience et de protection stricte de leurs droits. ACP/JF

