Kinshasa, 28 août 2026 (ACP).- Les femmes de la République démocratique du Congo(RDC) ont été invitées jeudi, à Kinshasa, par un néphrologue, au dépistage précoce des maladies rénales, afin de prévenir certaines complications.
Cet appel a été lancé lors de la clôture du 2ème congrès international de néphrologie, organisé du 25 au 27 août.
«Ce deuxième congrès, qui avait pour thème +Femme et maladie rénale : à l’ère de la couverture santé universelle+ », a permis de comprendre les complications pendant la grossesse, mais aussi l’importance du dépistage précoce, non seulement chez la femme enceinte mais chez toutes les femmes. D’autant plus que les maladies rénales ne donnent pas de signes cliniques à temps, alors qu’au niveau du laboratoire, on peut les détecter précocement par de simples examens», a déclaré le professeur Ernest Sumaili, président de la Société congolaise de néphrologie (SOCONEPH).
«À travers l’examen d’urine, par exemple, on peut chercher les protéines, doser la créatinine, mais aussi voir si la personne souffre d’hypertension artérielle (HTA). Si l’HTA est présente, il faut alors vérifier si les reins sont touchés ou pas. La prévention, le dépistage précoce puis le traitement sont donc très importants», a-t-il ajouté.
Le professeur s’est dit satisfait de la tenue de cette rencontre internationale qui a réuni environ 500 participants, tant nationaux qu’internationaux.
Ces experts, a-t-il poursuivi, ont partagé leurs expériences avec des spécialistes congolais sur plusieurs thématiques, notamment la néphrologie clinique, la transplantation rénale et l’intelligence artificielle.
Il a, en outre, salué l’implication du Président de la République, du gouvernement, de la Banque centrale, des firmes pharmaceutiques, des hôpitaux, des Cliniques universitaires de Kinshasa et des médias dans la mobilisation et la réussite de cette activité.
Installation d’une agence nationale de coordination de la transplantation en RDCPar ailleurs, le professeur Mohamed Bashab, président de la Société africaine de transplantation, a recommandé la mise en place d’une agence ou d’une structure pour coordonner les activités liées à la transplantation en RDC.
«Des progrès ont été faits dans la néphrologie, mais il y a encore beaucoup de choses à faire, surtout dans la transplantation. Je pense qu’il faut commencer par voter la loi qui permettra de répondre à ce besoin», a-t-il dit.
Il a appelé les néphrologues congolais à développer des collaborations africaines dans ce domaine pour permettre l’émergence d’un programme de greffe adapté au contexte local et continental.
«Cette coopération permettra la réalisation de grands projets dans le domaine de la transplantation et dans d’autres secteurs. Le programme de greffe doit impliquer tous les acteurs de la société, comme les médecins et les législateurs, afin que ce projet réussisse», a-t-il indiqué.Plusieurs autres recommandations ont été formulées en néphrologie pédiatrique, en néphrologie clinique et en transplantation rénale.
Placé sous le haut patronage du Chef de l’État, ce congrès a été une occasion de partager les expériences sur la prise en charge des patients et les avancées dans le domaine de la néphrologie. ACP/M

