Beni, 30 juin 2026 (ACP). – La résistance communautaire face aux équipes de la riposte contre la maladie à virus Ebola a été déplorée dans trois aires de santé de la ville de Beni, province du Nord-Kivu, dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), par un animateur communautaire de la zone de santé de Beni, mardi auprès de l’ACP.
« Sur le terrain, nous nous heurtons à des résistances populaires dans certaines aires de santé, notamment à Mangothe et Mandrandele dans la commune de Bungulu, ainsi qu’à Nzuma dans la commune de Ruwenzori. Une partie de la population feint d’ignorer le degré de létalité de la maladie. Certains prétendent qu’Ebola est devenu un « business » et rejettent la présence des équipes de riposte », a déploré Philémon Kambale Kahumulendi.
Pour ce cadre sanitaire, malgré cette franche hostilité, les équipes de riposte s’efforcent de sensibiliser les leaders communautaires locaux. Ces derniers commencent à adhérer aux messages de santé publique, ce qui laisse espérer l’atteinte progressive des objectifs.
« Il est étonnant pour la zone de santé de Beni que la résistance soit manifeste à ce niveau, alors que sa population devrait figurer parmi les experts en éradication de cette maladie pour avoir surmonté la 10ème épidémie », s’est-il étonné.
Les spécialistes ont rappelé que le refus de collaborer facilite la propagation rapide du virus. Pour tenter de contenir cette réticence dans les trois aires de santé indexées, les chefs de base et les relais communautaires s’investissent activement sur le terrain, ont rassuré les mêmes sources.
La communauté demeure le pilier central de la lutte contre Ebola. Son engagement est déterminant pour couper la chaîne de transmission, instaurer une confiance mutuelle, favoriser la prévention et garantir l’accès aux soins dans les zones touchées.
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