Ebola à Kisangani : l’identification précoce des alertes sanitaires recommandée aux infirmiers 

Kisangani, 8 août 2026 (ACP).– L’identification précoce des alertes et le tri des patients à l’entrée des formations sanitaires ont été recommandés, samedi, aux soignants membres de l’Ordre national des infirmiers du Congo (ONIC)/Tshopo, dans le Nord-est de la République démocratique du Congo, afin de contribuer à freiner la propagation d’Ebola dans la communauté.

‎« La population doit accepter qu’Ebola existe réellement dans la province de la Tshopo. Ce n’est ni une histoire ni un montage. Les infirmiers doivent informer, sensibiliser et détecter rapidement les cas suspects grâce au tri à l’entrée des formations sanitaires, notamment par la prise de température et l’identification précoce des alertes », a déclaré Gérôme Bonui, président du Conseil provincial de l’ONIC/Tshopo.

‎« Ces alertes doivent être signalées aussi bien dans les établissements de santé que dans les communautés. Les infirmiers ont la responsabilité de diffuser les messages de prévention dans les quartiers, les ménages et tous les milieux de vie afin d’encourager l’adoption des comportements favorables à la lutte contre l’épidémie », a-t-il ajouté.

‎Le président provincial de l’ONIC a, par ailleurs, insisté sur la nécessité de doter les structures sanitaires de désinfectants, de dispositifs de lavage des mains et d’équipements de protection individuelle en quantité suffisante, afin de garantir la sécurité des professionnels de santé, des patients, des accompagnants et des visiteurs dans le contexte de la riposte contre Ebola.

‎« Les infirmiers représentent près de 80 % des prestataires de soins de santé et constituent la pièce maîtresse du système sanitaire. C’est pourquoi il est important que la Division provinciale de la santé les aide à renforcer la sensibilisation, la diffusion des messages officiels, l’installation des dispositifs de lavage des mains dans des points stratégiques, la désinfection des lieux de soins ainsi que la disponibilité des équipements de protection individuelle »,  a-t-il indiqué, soulignant que la protection des infirmiers est nécessaire pour assurer une réponse efficace à l’épidémie.

‎Selon M. Bonui, la mission des infirmiers ne se limite pas aux soins curatifs. Elle englobe également la prévention des maladies et la promotion de la santé, notamment à travers l’information des populations sur les risques liés au virus Ebola et sur l’importance du respect des mesures de protection afin de limiter la propagation de la maladie.

‎La mission d’un infirmier ne consiste pas seulement à guérir les malades. Avant même la confirmation du cas d’Ebola à Kisangani, plusieurs mesures barrières avaient déjà été planifiées par l’ONIC provincial et mises en œuvre dans les structures sanitaires, notamment le lavage des mains et la sensibilisation de la population », a-t-il conclu. ‎ACP/BR

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