Bunia, 19 juillet 2026 (ACP).- Le délai d’acheminement et d’analyse des échantillons prélevés sur les cas suspects d’Ebola constitue l’une des préoccupations majeures de la riposte dans le territoire de Mambasa en Ituri, (Nord-est) de la République Démocratique du Congo, a indiqué dimanche à l’ACP une responsable de la société civile locale.
« L’installation de laboratoire dans chaque zone de santé pourrait permettre à ce que les échantillons prélevés soient traités directement et que les résultats soient disponibles rapidement plutôt de continuer à envoyer à Bunia », a déclaré Marie Noëlle Anotane, coordinatrice de la Société civile du Congo(SOCICO).
Elle a expliqué que les longs délais d’attente des résultats compliquent la recherche des contacts, leur catégorisation ainsi que la prise en charge des personnes suspectes, augmentant ainsi les risques de propagation de la maladie dans les communautés.
En revanche Mme Anotane a salué l’installation en cours d’un laboratoire mobile dans la zone de santé se Nia-Nia se trouvant en territoire de Mambasa estimant que cette infrastructure permettra d’accélérer les analyses au niveau local et pourra faciliter une réponse rapide en cas de confirmation d’un cas positif.
La coordinatrice de la Société civile du Congo a insisté sur la nécessité d’intensifier la sensibilisation auprès de toutes les couches de la population, notamment les prestataires de santé, les tradipraticiens, les leaders communautaires et religieux, afin de favoriser l’adhésion aux mesures barrières.
Mme Anotane a également relevé la résistance de certains membres de la communauté comme un défi majeur pour les équipes de riposte, citant particulièrement la situation du PK51, considéré actuellement comme un foyer préoccupant de la maladie dans le territoire de Mambasa. ACP/NP/M

