Bunia, 22 juillet 2026 (ACP).– L’implication de la société civile est désormais considérée comme un levier essentiel pour renforcer la confiance entre la population et les équipes engagées dans la riposte contre la maladie à virus Ebola dans la province de l’Ituri, a soutenu mercredi à la presse l’incident manager de la riposte.
« En utilisant un langage facilement compréhensible par la communauté, nous parvenons à casser les barrières, à améliorer la confiance entre l’équipe de la riposte et la population, et à couper la chaîne de transmission le plus rapidement possible », a expliqué Pierre Akilimali, incident manager de la riposte contre Ebola.
Il a souligné que la proximité de la société civile avec les communautés constitue un atout majeur pour porter des messages adaptés, réduire les incompréhensions et favoriser l’adhésion de la population aux mesures de prévention et de prise en charge.
« Nous remercions nos amis de la société civile d’avoir trouvé le temps d’échanger avec eux. Comme vous le savez, la lutte contre Ebola n’est pas l’affaire d’une seule catégorie d’individus, mais elle concerne toutes les couches sociales et toutes les parties prenantes », a-t-il insisté.
M. Akilimali a signifié que la collaboration avec les acteurs communautaires s’inscrit dans une stratégie visant à atteindre les objectifs prioritaires, notamment l’arrêt des nouveaux cas et la réduction des décès communautaires.
« Nous avons une série d’indicateurs que nous utilisons pour évaluer l’évolution de la riposte. La priorité pour nous est de ne plus avoir de nouveaux cas ni de décès communautaires. C’est cela l’indicateur final », a-t-il fait savoir.
M. Akilimali a indiqué que la société civile doit jouer un rôle de passerelle entre les communautés et les équipes sanitaires afin de consolider la confiance, condition indispensable pour interrompre durablement la transmission du virus Ebola en Ituri. ACP/M N

